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Trail du Val d’Allos – Edition 2015

Mardi, juillet 28th, 2015

On avait donc décidé de passer un week-end en famille à la Foux Allos. Par coïncidence, il y avait justement le Trail du Val d’Allos ce même dimanche matin, qui a lieu un an sur deux en alternance avec le Grand Trail de la Traversée des Mélèzes du Mercantour (GTMM). Et autre coïncidence cocasse, j’étais justement inscrit sur le grand parcours: 37.2km/2200mD+

Départ à 8h, de la base de loisirs du Val d’Allos. Avant de démarrer, je me sens plutôt en forme. Comme presque toujours sur les trails, je néglige mon échauffement en me disant que de toute manière, puisqu’on prend environ 1000m de dénivelé dès le début, on partira forcément tranquille. Mais je réalise dès les premiers hectomètres après le coup de pistolet que je suis très loin d’être dans un grand jour. Je peine : pas de jambes, pas de souffle, l’impression d’avoir la tension basse. Au 2-3ème kilomètre, j’en suis déjà à ruminer que ça va être bien long… A un moment de la montée, sympathique détail, la rubalise est attachée à une carcasse d’ovin en décomposition qu’on doit contourner. Guillaume Le Normand, le parrain de la course, a raconté après l’arrivée qu’il avait essayé en vain de raisonner le berger qui l’avait placée là pour, dixit,  “faire prendre conscience du problème aux gens”. Il y a effectivement matière à réfléchir, je crois. Mais revenons à nos moutons. Tant pis, me dis-je donc, au pire je ferai la course en mode rando : les paysages sont magnifiques et le soleil brille. Et insensiblement, je sens que ça commence à aller mieux même si les sensations sont toujours très moyennes. Le ravitaillement du Col d’Allos arrive finalement assez vite. Arrêt express pour recharger les bidons et on repart avec quelques autres. G. Le Normand ne participe pas à la course, mais reste sur le parcours parmi les coureurs. On le voit monter droit dans la pente, redescendre par le même chemin, prendre quelques photos, repartir à bloc… Petits mots d’encouragement, c’est vraiment très sympa (et assez impressionnant).

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Après la premier ravitaillement nous attendent quelques montagnes russes sur la Crête avant la grande descente vers la Foux. Dans cette descente, malheureusement, mes lacunes techniques me rattrapent et je perds 5-10 places. Et pour que la fête soit complète, j’en profite pour me faire doubler par la première féminine… Je suis surpris de voir des gars qui coupent tous les lacets (l’année dernière, au GTMM, 11 coureurs ont été disqualifié pour cette raison). Mais de toute manière, vu mon aisance sur ce terrain, ça ne changerait pas grand-chose pour moi. Le deuxième ravitaillement se trouve en bas de cette grande descente, à La Foux d’Allos. J’avais pensé partir avec un seul bidon, mais finalement j’ai pris le double bidon et heureusement, je suis presque à sec.

On repart pour une montée plutôt douce (7km/500mD+, d’après un bénévole). Je reprends une bonne partie des places perdues dans la descente. Mais dans les sentiers plein de pierres/roches qui suivent, qui ne sont déjà pas ma tasse de thé en temps normal, les deux traditionnelles tendinites d’Achille estivales que je traite d’habitude par le mépris, me font abondement grimacer. Je cours alors avec un gars qui a des bâtons. Deux féminines nous rattrapent. Coquin de sort, l’une nous double… L’autre aura pitié de notre fierté masculine en attendant le troisième ravitaillement (Maison Valdemars) pour ça… Petite erreur de parcours avec quelques-uns à Rougnousse, avant d’entamer la descente finale. Mon compère aux bâtons est parti devant. Je rattrape un gars qui commence à cramper. On échange quelques mots et il embraie derrière moi pour déboucher sur une piste caillouteuse, alternant avec des descentes plus sèches en lacet. Mon camarade n’arrive pas à suivre. Je retrouve un semblant d’allure, et je passe la ligne en 4h25’46, classé 27ème sur 240 partants. Delphine et les enfants m’attendent à l’arrivée, c’est chouette. Je suis assez content, finalement : malgré une forme assez médiocre (mauvaise récupération du Trail des Ecrins ?), j’ai réussi à profiter de la course et de cet environnement.

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Temps de passage (entre parenthèse, le kilométrage théorique et le kilométrage à mon GPS):

  • Col d’Allos (km 12.1, km 10.5): 1:19’27’’ (17’’ d’arrêt)
  • La Foux d’Allos (km 22.5, km 19.8): 2:22’49’’ (36’’ d’arrêt)
  • Maison Valdemars (km 28.5, km 28.4): 3:36’01’’ (54’’ d’arrêt)
  • Val d’Allos (km 37.2, km 37.5) : 4:25’46’’.

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Grand trail des Ecrins – Edition 2015

Dimanche, juin 21st, 2015

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Ce samedi, on courait le trail des Ecrins (Mara’trail pour Denis, Trans’Ecrins pour Yann et moi : 80km/4200mD+ annoncés). Vendredi soir, j’ai le plaisir de rencontrer pas mal de copines et copains de l’EPM dans les rues de Vallouise. La météo est favorable. Après une nuit sous tente, Yann et moi prenons le petit déj’ à 4h devant l’église, avant d’attraper la navette pour le départ donné à l’Argentière-la-Bessée. Même si j’ai confiance en mon entraînement, je reste un peu incertain sur mon niveau de forme : ces derniers temps (depuis mes problèmes de sciatique de début d’année, en fait), j’alterne bonnes et mauvaises sensations sur mes séances. Bref, on verra bien mais en tout cas, ce matin, je me sens bien.

Départ à 6h. On n’est vraiment pas beaucoup (84 partants, je crois). Ça me surprend un peu, mais on m’apprend que cette course n’est pas au challenge, et ne rapporte pas de points UTMB. Apparemment Patrick Michel, l’organisateur, n’a pas voulu se soumettre aux règles de l’ITRA. Je pense qu’il a entièrement raison, et je salue son courage (et toute l’organisation : impeccable). Ce n’est pas vraiment un problème en soi, que beaucoup de gens préfèrent les raouts commerciaux aux courses « classiques », mais ça fait sans doute partie des facteurs qui expliquent ce relativement faible nombre d’engagés sur une course pourtant réputée. Parmi les coureurs sur la ligne de départ, je croise H. Giraud-Sauveur, traileur au palmarès impressionnant, et vainqueur de l’année dernière. Toujours avec un équipement light et l’air très détendu, la classe… Au coup de pistolet, je le garde en point de mire un moment, mais je vais bien sûr le perdre de vue quand on s’engagera sur les chemins.

J’étais un peu inquiet du comportement de mon sac R***t Marco Olmo 5l tout neuf (testé sur une seule sortie longue), mais il est si bien conçu qu’il se fait complétement oublier. Et le top, c’est qu’on peut glisser les bâtons pliés dans des boucles sur le devant. Je pars donc les mains libres, et peut-être un peu vite, du coup (je trouve qu’avoir les bâtons à la main, même si on ne les utilise pas, incite à courir plus lentement). La première montée, vers le col des Lauzes, passe bien. Il fait un peu frais mais le soleil qui se lève réchauffe l’atmosphère. Je me suis décidé à sortir mes bâtons pour la deuxième montée, celle du col de la Pousterle. Globalement, j’ai bien aimé la première partie de ce trail, même si le retour vers Vallouise via Narreyroux m’a paru un peu long. A Vallouise, je suis pointé 12ème. Bien, ne rien changer. On repasse par le camping où sont restées nos affaires, mais l’idée de m’arrêter à ce moment-là ne me traverse même pas l’esprit. Ravitaillement géré vite : j’ai vraiment réglé mon problème de doses de poudre isotonique dans les sachets de congélation avec lesquels je bataillais à chaque fois en optant pour des comprimés à dissoudre dont, franchement, je suis très content.

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Démarrage pour la deuxième partie, celle dite « de montagne ». Il fait assez chaud, mais ça reste raisonnable. Ce qui apparaissait sur le profil comme d’innoncentes bosses pour rejoindre les Vigneaux est quand même un peu plus que ça. A Vallouise, la première féminine, italienne, m’a rejoint et je la garde en ligne de mire. Depuis un moment, je cours près d’un gars qui m’atomise à chaque descente (sans surprise : je suis toujours une brêle dans ce domaine) mais que je récupère sur le plat et en montée. A un moment donné, je le rejoins puis le double, pour ne jamais le revoir. A partir de là, je vais courir seul pratiquement tout le temps.

On arrive enfin aux Vigneaux. Pour le moment, tout va encore bien mais en fait, c’est le début de mon chemin de croix. Sur le profil, la bosse suivante (Bouchier), qui précède la terrible montée au col de la Pisse, ne paie pas de mine. En fait, elle est redoutable, et je commence à puiser sérieusement. J’ai l’impression d’avoir tout le temps soif, et de courir à vide. Pourtant, je m’alimente régulièrement. En tout cas, heureusement que j’ai pris mes bâtons (j’avais un peu hésité). Après cette montée, on bascule en direction de Prelles. Je m’inquiète sérieusement de la montée qui suit, d’autant qu’on perd beaucoup de dénivelé dans cette descente. Et la suite ne me démentira pas… Plus le temps passe, et moins j’avance. Je suis cuit. Je regarde maintenant mon GPS, à qui il ne reste plus que quelques minutes d’autonomie, tous les 100m… Un gars me rejoint. Il n’avance pas à 15km/h non plus, mais il est trop rapide pour que je le suive. Il me dit qu’il souffre mais il n’en a pas trop l’air, en tout cas vu de ma misérable condition, et il s’éloigne assez rapidement… Au bout de quelques dizaines de minutes, un autre gars me rejoint. Même chose. Il me demande si le ravito est pour bientôt… J’espère… Et on y arrive enfin (ravitaillement de Ratière). Je refais le plein, mange un peu, mais je n’ai pas faim, même de salé. Une bénévole s’approche, me demandant si ça va car « vous êtes tout blanc »… Plus de doute, je suis donc objectivement en difficulté… Je songe un peu à abandonner, mais je me dis que tant que j’arrive à mettre un pied devant l’autre, je peux toujours finir en mode rando. Je repars donc au bout de 4 minutes, craignant que ça continue à monter avec la même pente mais en réalité, on a droit à un petit répit avant d’attaquer la montée vers le col de la Pisse. Celle-ci n’est pas ultra-raide, mais on monte en escalier sur des tas de bosses herbeuses et ventées dont on ne voit pas le bout. Un photographe m’attend pour immortaliser l’événement. Il me demande « ça va ? », sans doute un peu inquiet de mon air défait. Le panorama est superbe, mais j’ai du mal à l’apprécier. J’arrive enfin à ce fameux col où deux secouristes et un bénévole nous attendent. Ils plaisantent en me disant « Attention, il y a une meute de coureurs qui revient sur toi ! » (depuis le col, on voit à des lieues vers l’arrière). Je réponds « Je m’en fous. Il pourrait y avoir le pape qui revient sur moi que ça ne me ferait ni chaud ni froid ». Ils rigolent en me disant qu’il n’y a absolument pas âme qui vive à perte de vue derrière, mais vérifient quand même « Tout va bien, oui ? »…

Je bascule donc, et c’est parti pour un long moment sur un sentier pas évident, à flanc de montagne. Mine de rien, je commence à recourir. Je sens que je retrouve de l’énergie. Après ce long sentier et ses marmottes (dont une qui tirait avec ses dents pour arracher un des fanions balisant le chemin !), je rejoins finalement une piste dans la vallée, qui devient une route. On aperçoit des maisons au loin. Je ne sais pas pourquoi, mais je me suis alors mis en tête depuis longtemps que c’est là que se trouve le ravitaillement suivant (mon GPS est à court de batterie depuis Ratière). J’arrive aux-dites maison et là… rien. Je prends un coup au moral et je continue, en maugréant qu’à tous les coups, le ravito était bien dans ces maisons et que je l’ai loupé (ma lucidité n’est peut être plus très affûtée…). Mais au bout de quelques kilomètres de route, voilà enfin le ravitaillement de Chambran. Les gars me disent que je suis 8ème (ça me surprend un peu mais j’y crois, à ce moment-là). Je discute un peu avec eux (ils sont encore éblouis par Hervé Giraud-Sauveur, futur vainqueur, qui était frais comme un gardon) avant de repartir dans une descente caillouteuse bien désagréable. Le retour sur Vallouise est long mais j’arrive quand même à courir la plupart du temps à allure décente, je pense. Et alors que je me dis que plus personne ne reviendra sur moi et que donc, je n’ai pas de raison de forcer, j’aperçois quelqu’un devant moi. Je m’approche petit à petit et je constate que c’est bien un gars de la Trans’Ecrins. Je reste derrière lui quelques minutes. Il semble entamé. Et quand arrive la route pour les derniers 500m, je le double et il n’essaie pas de me suivre. Je passe la ligne au bout de 12h03:48, classé 12ème (il ne faut jamais écouter les mecs aux ravitos !), 4ème V1. Comme le premier au scratch est V1, je monterai donc sur la troisième marche du podium V1.

Finalement, malgré une grosse défaillance, je m’en tire plutôt bien puisque j’aurai gardé la même place entre le passage à Vallouise et l’arrivée. C’est ça qui est bien, avec le trail : on peut tomber au 36ème dessous, puis se refaire la cerise… Je ne sais pas trop pourquoi j’ai coincé, mais je soupçonne surtout d’avoir manqué de séances avec fort dénivelé : j’ai fait plusieurs fois 3h-3h30, mais en courant tout le long et avec 1000-1200mD+ au plus (et un seul trail de préparation, l’Aurélien, au résultat assez mitigé). Mon problème, c’est que je ne suis pas adepte des sorties rando-course : tant que mes gamins sont petits, j’ai du mal à me résoudre à quitter la maison pour plus de 3h le week-end. Je pense donc que je ne vais pas me ré-engager sur une autre grande épreuve de montagne tout de suite. J’avais pensé au trail Côte d’Azur-Mercantour en septembre mais la leçon de ce week-end, c’est que c’est sans doute un trop gros morceau, et je ne suis pas prêt à investir dans un entraînement suffisant pour ça. Mais il sera toujours temps de penser à la suite après quelques jours de repos.

Temps de passage:

  1. Champs Didier (km 18): 2:23’57 (1’31 d’arrêt)
  2. Vallouise (km 35): 4:42’36 (3’22 d’arrêt, pointé 12ème)
  3. Ratière (km 53): 7:59’11 (4’13 d’arrêt)
  4. Chambran (km 71): 11:16’35 (1’13 d’arrêt)
  5. Vallouise (km 78, arrivée): 12:03’48

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Aurélien Trail – Edition 2015

Samedi, mai 9th, 2015

Dimanche dernier, il y avait l’Aurélien Trail, à Saint-Maximin (43km/2300mD+).

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Pas dans un grand jour, je finis 32ème/203 partants, en 5h37’31 » (23ème en 5h17′ l’année dernière). J’ai peut-être manqué de fraîcheur mais aussi, l’année dernière, j’avais aussi fait d’autres courses avant (Trets, Cannes, la Sainte Victoire). Et puis, il y a ce problème de douleur sciatique qui continue à rôder (et qui explique l’absence de mise à jour de ce blog depuis un certain temps).

J’ai mal commencé en prenant une branche dans la tête en descente, qui m’a mise par terre et un peu sonné (oui j’aurais dû tourner la visière de ma casquette comme Yann dans la descente de la Vautubière ou alors, comme me l’a suggéré Fabienne, ressortir mon antique bandana rouge)… Il a aussi fait bien chaud : je finis complétement rincé, en m’offrant même le luxe de perdre 2 places dans les 500 derniers mètres (deux gars que j’avais doublé alors qu’ils se traînaient dans les dernières montées puis au ravito, et avec qui je pensais avoir fait le trou). La sciatique, par contre, ne m’a pas vraiment embêté.

Heureusement, ça reste une course à l’organisation impeccable et aux paysages magnifiques. Après l’arrivée, en plus de la compagnie de Fabienne et Thierry, j’ai pu aussi discuter quelques minutes avec mon compatriote Stéphane Brogniart, champion de trail Vosgien qui avait fait le déplacement pour le 28km. Bref, tout n’a pas été complétement perdu, loin de là.

 

La Grande Traversée des Mélèzes du Mercantour – 13ème édition

Mardi, juillet 29th, 2014
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On prend les même et on recommence : Fabienne, Thierry et moi. On est arrivé ensemble samedi soir, et on a passé la nuit dans un hôtel à la décoration assez antique de Beauvezer. Comme prévu, le parcours de ce trail (46km/2750mD+) est absolument superbe et le soleil est de la partie. Je ne me sens pas dans un grand jour, mais rien de catastrophique non plus. Par contre, je m’attendais à ce que ce soit nettement plus technique (et plus raide, surtout) et j’ai pris mes bâtons. Rétrospectivement, je ne suis pas sûr qu’ils m’ont tant aidé que ça, même s’ils ne m’ont pas gêné (ils ne sont pour rien dans les deux bonnes gamelles que je prends, sans dommage).
Je termine à Allos classé 28ème/177 arrivants (196 partants, 11 disqualifiés (??), 8 abandons). Victime de petits soucis d’estomac, Thierry est juste derrière. Petit point négatif, j’ai eu l’impression de beaucoup bouchonner dans les singles lorsque on a retrouvé les concurrents du 28km. A noter aussi, David Martin, qui prépare Embrun, venait faire la course en mode rando (c’est lui qui nous l’a dit). Il termine 6ème au scratch… Ça promet…
P.S.: Trace Garmin (même si je me suis un peu emmêlé les pinceaux avec les boutons): http://connect.garmin.com/activity/550892829# 

Trail de Corbières – 4ème edition

Mardi, juillet 29th, 2014

Fabienne, Thierry et moi (ainsi que presque la moitié de Cadarache) étions présents pour ce petit de trail (12km/540mD+) organisé par Sylvain Buisson (triathlète, de Cadarache lui aussi). Le départ est à 21h30, au centre du village de Corbières. Frontale obligatoire. Je suis venu en voisin, et j’ai le plaisir de croiser plein de copains, de Cadarache et d’ailleurs.

Au coup de pistolet, ça part très fort et évidemment, Thierry s’éloigne rapidement devant ainsi que Laurent N. et Syriac B. Je rejoins Thierry dans un faux-plat montant puis il me redouble en descente, et on fera comme ça le yoyo jusqu’à l’arrivée. Alors qu’il avait creusé un bon petit écart dans la redescente finale sur single, et que j’avais presque renoncé à le garder en ligne de mire, je m’aperçois que ça termine sur piste roulante (toujours en descente), puis un peu de goudron. J’en profite donc pour repasser devant tout ce petit monde pour terminer 15ème/244 arrivants en 1h01’16’’, juste 4 secondes devant Thierry… Vraiment une course très sympa.

 

Trail de la Sainte-Victoire

Jeudi, avril 10th, 2014

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Dimanche, il a fait très chaud sur Trail de la Sainte Victoire (58km/2900D+). Même en ayant reconnu la dernière partie côté sud, qui remonte sur Baudino, ça a été dur et il a fallu s’accrocher (au sens figuré comme au sens propre). J’ai limité la casse en finissant en 7h39’03 », classé 36ème sur 292 arrivants (350 engagés), mais ça a été assez douloureux. Il y a deux ans, j’avais fait 29ème en 7h07′, mais le parcours était un peu différent et il ne faisait pas aussi chaud. Cette fois, même en rechargeant complétement les bidons (2×0.6l) à chaque ravitaillement, il a fallu que je me rationne un peu en eau, et donc en gel aussi (je crois que j’ai bien fait de suivre mon intuition et d’abandonner mon intention initiale de prendre juste des barres aux amandes du supermarché pour les remplacer par des gels M***r, que j’ai trouvé impeccables). Pas encore très motivé pour écrire un CR, alors juste les temps de passage aux ravitos:

1) St-Antonin (km 12):  1h11’34 » (30″ d’arrêt)
2) Vauvenargues (km 26): 2h56’08 » (2’59 » d’arrêt)
3) Puyloubier (km 36): 4h46’29 » (2’00 » d’arrêt)
4) St-Antonin (km 47): 6h26’50 » (1’55 » d’arrêt).

Je suis assez content car j’ai quand même bien pris du plaisir sur cette course et quand j’ai vu l’état des copains lorsqu’ils ont passé la ligne, je me suis dit que je m’en tirais vraiment bien… Mais je suis content de ne plus rien préparer (à part la fête de la musique). Je vais faire des courses pendant le printemps/été sur la lancée, mais a priori pas du très long (~40-45km max) et pas du très technique. Déjà, il faut que j’arrive à faire passer cette douleur au genou (même si elle ne m’a pas embêté pendant le trail), et je dois dire que cette course-là m’a un peu calmé…

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Trail du Mont Olympe (Trets) – 2ème édition

Dimanche, janvier 19th, 2014

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En ce début d’année, j’ai décidé que j’aimerais bien retrouver un peu d’allure sur route (c’est la course des Abbesses à Remiremont, où je me suis un peu traîné derrière mon ami Christophe, qui m’en a redonné envie). Donc, au programme, c’est préparation d’un ou deux semis (Cannes et/ou la Grande Motte), avant de retourner sur trail. La consigne est simple: pas trop de colline, des séances VMA et seuil sur route, éventuellement des courses, roulantes de préférence. En plus, c’est bien pour mon pied, pas encore tout à fait guéri… Et quand de mauvaises âmes ont essayé de me débaucher pour particper à ce trail de 29km/1400mD+ sur les contreforts de la Sainte-Beaume, à Trets, mon premier réflexe a été de dire « Non, merci… ». Mais la chair est faible, et mon deuxième réflexe a été de dire « Bon, OK… »

Depuis le week-end dernier, on annonce le déluge et tout au long de la semaine, ça n’aura pas varié d’un iota donc on savait à quoi s’attendre. J’ai testé mon pied plusieurs fois sur terrain vallonné, et je suis plutôt optimiste, même si je suis obligé de retenir en descente (déjà que je ne descends pas très bien…). Petite inquiétude: une douleur au genou assez forte est apparue au début de la semaine. Ca fait mal surtout à froid, et ça a tendance à se calmer en courant, ce qui fait que je boîte au début de chaque séance. En fait, j’ai déjà eu ce problème et je pense que c’est tendiniteux. Mon souci principal est que très souvent, à cause de la compensation, ça finit par tourner en une sciatique assez handicapante. Mais dimanche matin, toujours mal au genou et pas de sciatique… J’étais donc bien décidé à courir.

Sans surprise, le samedi est très pluvieux, ainsi que la nuit de samedi à dimanche. Pendant la nuit, j’entends les trombes d’eau sur le toit. Pas très motivant… mais j’ai toujours envie d’y aller. Après le lever, je vérifie le site de la course: oui, c’est maintenu malgré les conditions. Lorsque je pars, il pleut moins fort mais en arrivant à Trets, ça a redoublé… Je croise les copains: Thierry, Philippe, Vincent, David, Yann… On se demande un peu ce qu’on fait là… L’organisation annonce que le parcours initial est maintenu, mais qu’il faudra faire attention sur les dalles glissantes. En regardant autour de moi, j’ai l’impression d’être peu équipé: je n’ai pas pris de vêtement de pluie et j’ai un peu peur d’avoir froid au dessus du Mont Olympe (819m). Mon vieux porte-bidon est aussi en piteux état, mais je n’ai que ça donc il faudra faire avec.

Départ à 9h15 dans la bonne humeur. Je suis devant les copains. Je ne me sens pas si mal. On entre dans la colline après quelques kilomètres en faux-plat montant. Au début, ça monte, pas trop dur. La première descente un peu sérieuse me confirme qu’il va falloir que j’y aille doucement sur mon pied droit. Mais soudain, j’entends « ploc ! ». Je me retourne: c’est mon bidon qui est tombé (dans la boue, bien sûr). Je m’arrête pour le ramasser, en me disant qu’il devait être mal placé. Je repars et dans la descente suivante: « re-ploc ! »… Damned, il ne tient plus. La première féminine, que j’ai doublée peu avant, me le rend et je le garde à la main. Mais la suite en descente est très glissante et je réalise que je ne pourrai pas le garder à la main tout au long de la course. Je décide donc de retourner la ceinture et de mettre le bidon devant moi. Pas très agréable, ce petit battement sur le bas-ventre, mais au moins, il n’est plus tombé. Je crois qu’il faut quand même que j’investisse un peu…

Pendant ce temps, la course se poursuit. Je cours assez souvent avec d’autres gars. Je sens que je coince quand ça monte un peu sec. Je manque clairement d’entraînement type trail. En descente, je suis vraiment lent. Il ne reste donc que les portions roulantes pour compenser… Par chance, c’est un trail qui en comporte. Mon copain Thierry, qui débutait en course à pied il n’y a pas si longtemps, m’a rejoint et je le vois beaucoup mieux que moi. Il me passe devant. La montée vers le Mont Olympe me paraît difficile et je n’arrive pas à coller les gars avec qui j’étais. Après le passage du sommet, il y a une pancarte « attention, glissant sur 300m » et là, ça ne loupe pas: je tombe sur le dos dans la descente. Je me relève, ça va, pas de dégâts… Mais les camarades devant se sont encore un peu éloignés. La descente qui suit est très longue et roulante, sur un chemin en sous-bois. Je cours seul et au bout de quelques minutes, je ne vois plus de rubalise. Je continue encore 5′ et là, toujours rien. Je décide donc de retourner. Par chance, au bout de quelques centaines de mètres, je rencontre un coureur qui descend. Je lui demande s’il a vu des marques: « Non, mais de toute façon, il n’y a qu’un chemin donc on n’a pas pu se tromper… ». Bon… Je repars donc derrière lui, sur un bon rythme et quand on arrive au bout de cette descente, mes anciens compères sont enfin à nouveau en vue (on ne s’est pas trompé de chemin).

Comme toujours, la fin n’en finit pas, et comporte des montées assassines. Mais je vois que ça coince bien autour de moi et je m’efforce donc à garder du rythme. On passe dans des ruisseaux (ou plutôt des chemins transformés en ruisseaux), dans des vignes à la boue collante… On est tout crottés, les pieds pèsent lourd mais on finit par arriver à Trets. Sur un chemin qui descend (où je perds environ 3 places) puis sur une route. Allez, c’est le moment ou jamais et je me force à relancer, d’autant que j’ai aperçu Philippe, pas bien loin derrière. Je reprends les petits gars qui m’ont doublé un par un et ils n’arrivent pas à accrocher. Je finis même par revenir sur Thierry, et je le double. Il essaie de tenir et même de me redoubler mais j’ai un peu d’expèrience et là, je suis dans mon élément… Je passe la ligne devant lui, en 3h08’58 », classé 32ème sur 281 arrivants (6ème V1H). Thierry est juste derrière mais entre temps, deux petits gars se sont intercalés entre nous.

Je n’ai pas fait une très bonne course. En fait, je n’ai pas souvent été bien, et mes lacunes en entraînement trail sont claires. Mais je ne regrette pas d’être venu: c’était bien sympa, et même si on ne pouvait pas profiter de la vue, j’ai bien aimé le parcours. Peut-être que je reviendrai: l’année dernière était déjà sous le pluie, cette année sous la pluie… L’année prochaine, il fera forcément beau, non ?

Bilan 2013

Mercredi, janvier 1st, 2014

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Et voilà, 2013 est terminée. Cette année, je n’ai pas tenu de carnet d’entraînement précis et donc, pas de cumul kilomètrique ou de totaux improbables… Par contre, j’ai noté soigneusement les courses. Même si la saison s’est achevée prématurément sur blessure au gros orteil (chute d’un radiateur en fonte facétieux sur mon pied: on est soit coureur soit bricoleur, pas les deux…), j’ai porté un dossard à 11 reprises. Et comme le pied semble maintenant bien remis, on ne va pas s’apitoyer. Donc:

  • 15/01/2013: La Boucle Gardannaise (Gardanne) (13km): 0h52’49 », 19/309
  • 03/03/2013: Semi-marathon des Pyramides (La Grande Motte) (21.1km): 1h20’08 », 38/2507
  • 07/04/2013: Marathon de Paris (Paris) (42.2km): 2h49’51 », 353/38690
  • 05/05/2013: Foulée de St Claude (Meyrargues) (11.3km): 0h45’36 », 16/175
  • 19/05/2013: Trail du Grand Luberon, version XL (Cabrières d’Aigues) (41km/2200mD+): 4h20’53 », 16/135
  • 16/06/2013: Trail de Serre Ponçon (Rousset) (44km/2600mD+): 5h20’18 », 10/165
  • 27/07/2013: Oxford Parkrun (Oxford, UK) (5000m): 0h18’59 », 4/105
  • 03/08/2013: Oxford Parkrun (Oxford, UK) (5000m): 0h19’09 », 9/123
  • 08/09/2013: Les Vannades (Manosque) (10km): 0h37’05 », 14/347
  • 15/09/2013: Volx en Course (Volx) (10km): 0h39’39 », 8/118
  • 29/12/2013: Corrida des Abbesses (Remiremont) (7.5km): 0h27’21 », 78/564

Bonne année 2014 à tous !

Trail de Serre-Ponçon – 1ère édition – 2013

Mercredi, juin 19th, 2013

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Une petite nouvelle est apparue dans le calendrier des courses du sud-est de la France: le trail de Serre-Ponçon. A part passer à côté du lac et du barrage bien connus pour aller dans le Piémont et entre-apercevoir de beaux paysages de montagne, je ne connais pas le coin et je me suis donc inscrit puisque c’est seulement à 1h30 de la maison. Je fais cette course dans la foulée du Trail du Grand Luberon : avec ses 44km/2600mD+, le format ressemble un peu. En principe, ce type de distance me convient bien mais le pollen a tendance à me mettre à plat, ces derniers temps. J’y vais sans prétention, et donc sans pression.

Christophe Le Saux, directeur de course, a conçu le parcours. Le départ est programmé à 8h, sur le flanc du barrage de Serre-Ponçon qui est ouvert spécialement pour l’occasion. Un bus a été affrété pour nous emmener du parking/retrait des dossards (au belvédère du lac) jusqu’au départ. Le temps que tout le monde se mette en place, de laisser passer les marcheurs inscrits sur la randonnée organisée en parallèle (il y a aussi un trail de 20km/1000mD+), on prend du retard et il faudra attendre 8h20 avant de partir. Rien de très grave, mais ça veut dire que la chaleur prévue ce jour-là fera d’autant plus mal.

On démarre par 500m de descente le long du barrage, avant d’attaquer la remontée vers le village de Rousset, entre route, piste et single. Je me sens plutôt en forme, assez bien placé avec la première féminine en point de mire. Après cette mise en jambe, on bascule sur une descente en direction d’Espinasses. Je vais assez vite dans cette partie roulante et je gagne plusieurs places. Je vois aussi que je m’approche de la première féminine et ça se confirme sur la portion de route qui va vers le village. Mais alors que je m’efforce de profiter de ce faux plat descendant pour regagner de l’allure, je vois soudain les coureurs qui me précèdent faire demi-tour et remonter vers moi… Erreur de parcours… On repart à 5 ou 6 pour rechercher la rubalise et on voit passer le flot des coureurs qu’on a doublés auparavant, plus haut. Ça m’agace un peu mais la féminine, elle, est carrément folle de rage et repart comme une furie dans le faux-plat montant (je ne la reverrai pas, et elle finira 1ère, classée 5ème au scratch). Je pense qu’on n’a pas dû perdre plus de 5-10 minutes dans cette histoire. Il faut juste ne pas se laisser démoraliser…

On s’engage ensuite sur un sentier qui monte assez sèchement et on se retrouve donc pratiquement tous à marcher. Je reprends une à une les places que j’ai perdues suite à la petite erreur de parcours. Il commence à faire vraiment chaud et je fais attention à boire beaucoup et à m’alimenter soigneusement pour préparer la suite. Je me retrouve à proximité de la deuxième féminine, qui paraît très à l’aise dans ces montées sèches. Quand ça devient plus roulant, je vais plus vite qu’elle. Au cours de la descente vers Theus, je la distance donc assez largement, et je la perds de vue.

Après le ravitaillement de Theus (14ème kilomètre), on part pour 900m de dénivelé sur 5km. C’est donc assez raide mais le paysage est magnifique. On monte un sentier abrité, surplombé par les Demoiselles Coiffées, étranges formations géologiques qui consistent chacune en une colonne de quelques dizaines de mètres, surplombée par un rocher qui semble posé là en équilibre. Côté course, je surveille mes arrières et je vois que la deuxième féminine revient progressivement sur moi, accompagnée d’un coureur avec des bâtons qui doivent bien l’aider dans cette partie. J’essaie de maintenir mon avance car je voudrais arriver au sommet du mont Colombis (1700m) avant elle… Mais alors qu’on y est presque, au bout de moins d’une heure de montée continue, je l’entends qui m’appelle « Hé, c’est à droite ! »… Une vague branche posée par terre pointe en effet vers un sentier qui nous amène au deuxième ravitaillement (20ème kilomètre). Je m’arrête quelques secondes pour faire le plein. Comme ce ravitaillement est au bout d’un petit aller-retour, je croise quelques coureurs. Certains paraissent bien entamés. De mon côté, pas de problème particulier, même si j’ai la tête qui commence à chauffer sous la casquette.

La suite est une descente, roulante sur environ 8km, puis plus franche. Même si je ne suis pas très bon descendeur, je reprends 3 ou 4 places. On enchaîne directement sur une succession de montées sèches pour rejoindre le 3ème ravitaillement (Champ du Comte). Dans la portion montante qui suit, mes quadriceps commencent eux aussi à chauffer sérieusement: je manque de volume d’entraînement en côte, et je sens aussi que mon mollet droit n’est pas très loin de cramper. Je fais donc attention à ne pas trop tirer dessus et je continue à boire beaucoup et à prendre du glucose régulièrement. Au ravitaillement, pas mal de coureurs sont arrêtés. J’en vois même un ou deux que j’avais identifiés comme des cadors au départ. Rétrospectivement, je pense qu’ils ont été victimes de l’erreur de parcours qui a été fatale à beaucoup, et qu’ils se sont arrêtés… De mon côté, je ne réfléchis pas trop et je repars rapidement, dans la foulée d’un autre gars, qui monte bien au début, mais qui semble avoir des problèmes de crampes. Ça se confirme dans la descente qui suit puisque je le distance. Par contre, je me fais doubler par un avion que j’avais croisé au début de la course et que j’avais retrouvé au ravitaillement. Il s’agit d’Arnaud Mantoux, organisateur du Défi de l’Oisans. Clairement, j’ai progressé en descente, mais il reste du boulot… Après cette première partie rapide mais peu technique, on enchaîne sur le Saut Rolland, belle descente vers le lac à flanc de montagne, assez intimidante et dans les cailloux (magnifique, mais le terrain ne se prête pas trop à la contemplation). Je laisse passer un gars visiblement assez jeune que j’avais doublé auparavant, qui est beaucoup plus à l’aise que moi dans cette portion technique. Je finis par arriver sur une piste, où se trouve le 4ème ravitaillement, proche du col Lebraut. Même s’il reste seulement 5km, je remplis mon bidon (d’eau chaude) et je repars en faux plat montant.

Je rejoins le petit gars qui m’a doublé à la descente, qui n’avance plus guère. Je rejoins aussi une féminine aux cheveux blancs, que je félicite mais qui me répond « Oh non, j’ai fait une erreur: je ne suis plus dans la course… ». On arrive à la route qui monte au Belvédère. Je me force à courir, même si ça monte (pas trop fort) et si le cagnard est maintenant redoutable. Mais comme dans tout bon trail, les organisateurs ont décidé de rajouter un peu de difficulté en nous faisant redescendre un peu, avant de finir par une montée sèche. Les quelques dernières dizaines de mètres de dénivelé sont évidemment bien dures, même si je reviens sur Arnaud Mantoux. Je passe la ligne en 5h20′ tout juste derrière lui, un peu éprouvé mais en assez bon état comparé à d’autres (la Croix Rouge a eu du boulot !).

J’ai été pointé 15ème au 2ème ravitaillement mais si j’en crois le nombre de coureurs que j’ai doublé depuis, je pense rentrer dans les 10 premiers, assez facilement. Qui sait, peut-être un podium senior ? J’attends donc un long moment les résultats, malgré la quasi-absence d’ombre dans la zone d’arrivée. Avec la chaleur, je n’ai pas tellement faim mais les crackers T*C sont toujours un vrai bonheur, après une course (j’essaie de convaincre des proches de venir faire une course rien que pour le plaisir du premier T*C après l’arrivée, sans succès pour l’instant…). Par contre, au bout d’une heure, toujours pas de résultats… J’insiste auprès des organisateurs. Ils me répètent que ça va arriver, qu’ils sont en cours d’impression… mais ils ont l’air très nerveux. En parlant avec d’autres coureurs autour de moi, je finirai par apprendre qu’un problème de balisage a dirigé des participants sur un parcours plus court, et qu’un classement correct est donc pratiquement impossible à établir. Finalement, j’ai appris aujourd’hui (mercredi) que je suis classé 10ème mais il reste des doutes : par exemple, la féminine V2 qui a abandonné pour cause d’erreur de parcours est quand même classée juste derrière moi (pourtant, j’ai vu qu’elle n’a pas voulu passer la ligne)… Dommage, mais il faut aussi accepter le fait qu’on prend un petit risque en s’engageant sur la première édition d’une course.

Ceci dit, je n’ai aucun regret. Les paysages autour de Serre-Ponçon justifiaient à eux seuls le déplacement: la salle de bal des Demoiselles Coiffées est une pure merveille, le panorama à 360° au sommet du mont Colombis (même s’il se mérite, le chameau !) sur les massifs des Ecrins et du Dévoluy, la vue sur le Ventoux… Il reste juste à corriger les petits défauts de jeunesse de cette course pour qu’elle devienne un des rendez-vous incontournables de la région.

 

Trail du Grand Luberon, version XL – 19/05/2013

Mardi, mai 21st, 2013

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Le Trail du Grand Luberon “XL”, ça deviendrait presque une habitude puisque j’ai participé aux quatre éditions du grand parcours (41km/2200m+). Il faut dire que c’est à côté de chez moi, et ce type de distance me convient assez bien. La différence avec les années précédentes, c’est le mauvais temps qui s’est installé sur la région la semaine dernière. Samedi, il a donc plu sans discontinuer. Dommage pour les superbes paysages du Luberon mais tant pis, on fera avec le terrain glissant et les chemins gras.

La météo a promis que la pluie s’arrêterait dimanche matin et effectivement, il ne pleut plus quand je pars de la maison pour aller à Cabrières d’Aigues. Le temps de se changer, croiser quelques copains (Denis, Jérôme, Philippe…) et on se retrouve sur la ligne, prêts pour un départ lancé à 7h, derrière les féminines. Après le marathon de Paris, je n’ai vraiment aucune intention de me mettre la pression et je me sens particulièrement détendu. Peut-être un peu trop: je me dis qu’il ne faudrait pas sous-estimer la distance. J’ai refait beaucoup de colline mais après un début de saison sur route, je pense être encore un peu juste au niveau puissance. Il faudra donc gérer soigneusement la course.

Après quelques kilomètres d’approche sur piste, la première montée est raide et assez longue et je sais qu’il ne faut surtout pas s’emballer. On monte régulièrement par petits groupes, dans la brume, et je suis finalement assez surpris de me retrouver au sommet au bout de 45 minutes, en ayant l’impression de ne pas avoir tellement forcé. Au moins, je n’ai pas perdu trop d’énergie dans l’histoire. J’ai vu que Denis était juste derrière moi en débouchant sur les crêtes. Il y a beaucoup de brouillard, mais le balisage est sans failles. La descente en direction d’Auribeau se passe bien, cette année. L’année dernière, j’y avais pas mal souffert, mais je courais sur une entorse. Là, ça roule et j’ai l’impression de bien avancer. Malgré tout, je dois laisser passer deux gars qui semblent voler au dessus des pierres. Mais comment on fait ça ?

Après Auribeau, on repart sur une montée. Je sais que Denis est toujours juste derrière moi, et j’entends parfois son souffle caractéristique. Et justement, dans une montée sèche dans les cailloux, il me rejoint et comme il va nettement plus vite, je le laisse passer. En me doublant, il me dit que c’est grâce à ses bâtons mais je vois qu’il semble très bien et assez rapidement, je le perds de vue. Je continue ma course sans m’occuper tellement des autres (sauf à un moment, le temps de vérifier que la chute d’un compagnon est sans gravité) et comme les nuages se dissipent peu à peu, on peut enfin profiter des paysages.

Vers le 30ème kilomètre, on atteint le Mourre Nègre, sommet du Grand Luberon (1125m). Contrairement à l’année dernière, je n’ai pas aperçu Denis et je me dis qu’il doit être bien loin devant. Entre temps, on a rejoint les concurrents du 25km et ça fait du bien de retrouver en peu plus de monde. On attaque la descente en single track, et malgré quelques secondes perdues dans les bouchons, ça passe bien (je ne perds pas de place). Juste avant de basculer, j’ai vu Laetitia, souriante comme à son habitude. Et maintenant, c’est Fabienne que je rejoins. Petit coucou, mais elle ne sourit guère… Je rigole doucement en la doublant, connaissant sa passion légendaire pour les descentes… Mais pas le temps de traîner: comme à chaque fois, je compte sur la portion finale, tout en relances, pour terminer fort et ça marche puisque je reprends au moins deux places. Je finirai en bon état au bout de 4h20‘43“, classé 16ème (6ème SEM) sur 135 arrivants. Denis est juste devant, 15ème à 2‘50“ de moi. Pas de doute, cette année, c’était lui le plus fort.

Après la course, le temps continue à s’améliorer et le soleil pointe le bout du nez. Comme toujours, le CAVAL de Pertuis a très bien fait les choses, et le verre de l’amitié avec les autres coureurs, compagnons du jour ou anciens compères de route est particulièrement sympathique. Je retrouve Denis, Franck, Philippe, puis Fabienne et Thierry, Jérôme… Je suis content d’être venu: j’ai fait ma course et on s’est bien amusés. Que demander de plus ?