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Trail de la Sainte-Victoire

Jeudi, avril 10th, 2014

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Dimanche, il a fait très chaud sur Trail de la Sainte Victoire (58km/2900D+). Même en ayant reconnu la dernière partie côté sud, qui remonte sur Baudino, ça a été dur et il a fallu s’accrocher (au sens figuré comme au sens propre). J’ai limité la casse en finissant en 7h39’03 », classé 36ème sur 292 arrivants (350 engagés), mais ça a été assez douloureux. Il y a deux ans, j’avais fait 29ème en 7h07′, mais le parcours était un peu différent et il ne faisait pas aussi chaud. Cette fois, même en rechargeant complétement les bidons (2×0.6l) à chaque ravitaillement, il a fallu que je me rationne un peu en eau, et donc en gel aussi (je crois que j’ai bien fait de suivre mon intuition et d’abandonner mon intention initiale de prendre juste des barres aux amandes du supermarché pour les remplacer par des gels M***r, que j’ai trouvé impeccables). Pas encore très motivé pour écrire un CR, alors juste les temps de passage aux ravitos:

1) St-Antonin (km 12):  1h11’34 » (30″ d’arrêt)
2) Vauvenargues (km 26): 2h56’08 » (2’59 » d’arrêt)
3) Puyloubier (km 36): 4h46’29 » (2’00 » d’arrêt)
4) St-Antonin (km 47): 6h26’50 » (1’55 » d’arrêt).

Je suis assez content car j’ai quand même bien pris du plaisir sur cette course et quand j’ai vu l’état des copains lorsqu’ils ont passé la ligne, je me suis dit que je m’en tirais vraiment bien… Mais je suis content de ne plus rien préparer (à part la fête de la musique). Je vais faire des courses pendant le printemps/été sur la lancée, mais a priori pas du très long (~40-45km max) et pas du très technique. Déjà, il faut que j’arrive à faire passer cette douleur au genou (même si elle ne m’a pas embêté pendant le trail), et je dois dire que cette course-là m’a un peu calmé…

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Trail de Serre-Ponçon – 1ère édition – 2013

Mercredi, juin 19th, 2013

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Une petite nouvelle est apparue dans le calendrier des courses du sud-est de la France: le trail de Serre-Ponçon. A part passer à côté du lac et du barrage bien connus pour aller dans le Piémont et entre-apercevoir de beaux paysages de montagne, je ne connais pas le coin et je me suis donc inscrit puisque c’est seulement à 1h30 de la maison. Je fais cette course dans la foulée du Trail du Grand Luberon : avec ses 44km/2600mD+, le format ressemble un peu. En principe, ce type de distance me convient bien mais le pollen a tendance à me mettre à plat, ces derniers temps. J’y vais sans prétention, et donc sans pression.

Christophe Le Saux, directeur de course, a conçu le parcours. Le départ est programmé à 8h, sur le flanc du barrage de Serre-Ponçon qui est ouvert spécialement pour l’occasion. Un bus a été affrété pour nous emmener du parking/retrait des dossards (au belvédère du lac) jusqu’au départ. Le temps que tout le monde se mette en place, de laisser passer les marcheurs inscrits sur la randonnée organisée en parallèle (il y a aussi un trail de 20km/1000mD+), on prend du retard et il faudra attendre 8h20 avant de partir. Rien de très grave, mais ça veut dire que la chaleur prévue ce jour-là fera d’autant plus mal.

On démarre par 500m de descente le long du barrage, avant d’attaquer la remontée vers le village de Rousset, entre route, piste et single. Je me sens plutôt en forme, assez bien placé avec la première féminine en point de mire. Après cette mise en jambe, on bascule sur une descente en direction d’Espinasses. Je vais assez vite dans cette partie roulante et je gagne plusieurs places. Je vois aussi que je m’approche de la première féminine et ça se confirme sur la portion de route qui va vers le village. Mais alors que je m’efforce de profiter de ce faux plat descendant pour regagner de l’allure, je vois soudain les coureurs qui me précèdent faire demi-tour et remonter vers moi… Erreur de parcours… On repart à 5 ou 6 pour rechercher la rubalise et on voit passer le flot des coureurs qu’on a doublés auparavant, plus haut. Ça m’agace un peu mais la féminine, elle, est carrément folle de rage et repart comme une furie dans le faux-plat montant (je ne la reverrai pas, et elle finira 1ère, classée 5ème au scratch). Je pense qu’on n’a pas dû perdre plus de 5-10 minutes dans cette histoire. Il faut juste ne pas se laisser démoraliser…

On s’engage ensuite sur un sentier qui monte assez sèchement et on se retrouve donc pratiquement tous à marcher. Je reprends une à une les places que j’ai perdues suite à la petite erreur de parcours. Il commence à faire vraiment chaud et je fais attention à boire beaucoup et à m’alimenter soigneusement pour préparer la suite. Je me retrouve à proximité de la deuxième féminine, qui paraît très à l’aise dans ces montées sèches. Quand ça devient plus roulant, je vais plus vite qu’elle. Au cours de la descente vers Theus, je la distance donc assez largement, et je la perds de vue.

Après le ravitaillement de Theus (14ème kilomètre), on part pour 900m de dénivelé sur 5km. C’est donc assez raide mais le paysage est magnifique. On monte un sentier abrité, surplombé par les Demoiselles Coiffées, étranges formations géologiques qui consistent chacune en une colonne de quelques dizaines de mètres, surplombée par un rocher qui semble posé là en équilibre. Côté course, je surveille mes arrières et je vois que la deuxième féminine revient progressivement sur moi, accompagnée d’un coureur avec des bâtons qui doivent bien l’aider dans cette partie. J’essaie de maintenir mon avance car je voudrais arriver au sommet du mont Colombis (1700m) avant elle… Mais alors qu’on y est presque, au bout de moins d’une heure de montée continue, je l’entends qui m’appelle « Hé, c’est à droite ! »… Une vague branche posée par terre pointe en effet vers un sentier qui nous amène au deuxième ravitaillement (20ème kilomètre). Je m’arrête quelques secondes pour faire le plein. Comme ce ravitaillement est au bout d’un petit aller-retour, je croise quelques coureurs. Certains paraissent bien entamés. De mon côté, pas de problème particulier, même si j’ai la tête qui commence à chauffer sous la casquette.

La suite est une descente, roulante sur environ 8km, puis plus franche. Même si je ne suis pas très bon descendeur, je reprends 3 ou 4 places. On enchaîne directement sur une succession de montées sèches pour rejoindre le 3ème ravitaillement (Champ du Comte). Dans la portion montante qui suit, mes quadriceps commencent eux aussi à chauffer sérieusement: je manque de volume d’entraînement en côte, et je sens aussi que mon mollet droit n’est pas très loin de cramper. Je fais donc attention à ne pas trop tirer dessus et je continue à boire beaucoup et à prendre du glucose régulièrement. Au ravitaillement, pas mal de coureurs sont arrêtés. J’en vois même un ou deux que j’avais identifiés comme des cadors au départ. Rétrospectivement, je pense qu’ils ont été victimes de l’erreur de parcours qui a été fatale à beaucoup, et qu’ils se sont arrêtés… De mon côté, je ne réfléchis pas trop et je repars rapidement, dans la foulée d’un autre gars, qui monte bien au début, mais qui semble avoir des problèmes de crampes. Ça se confirme dans la descente qui suit puisque je le distance. Par contre, je me fais doubler par un avion que j’avais croisé au début de la course et que j’avais retrouvé au ravitaillement. Il s’agit d’Arnaud Mantoux, organisateur du Défi de l’Oisans. Clairement, j’ai progressé en descente, mais il reste du boulot… Après cette première partie rapide mais peu technique, on enchaîne sur le Saut Rolland, belle descente vers le lac à flanc de montagne, assez intimidante et dans les cailloux (magnifique, mais le terrain ne se prête pas trop à la contemplation). Je laisse passer un gars visiblement assez jeune que j’avais doublé auparavant, qui est beaucoup plus à l’aise que moi dans cette portion technique. Je finis par arriver sur une piste, où se trouve le 4ème ravitaillement, proche du col Lebraut. Même s’il reste seulement 5km, je remplis mon bidon (d’eau chaude) et je repars en faux plat montant.

Je rejoins le petit gars qui m’a doublé à la descente, qui n’avance plus guère. Je rejoins aussi une féminine aux cheveux blancs, que je félicite mais qui me répond « Oh non, j’ai fait une erreur: je ne suis plus dans la course… ». On arrive à la route qui monte au Belvédère. Je me force à courir, même si ça monte (pas trop fort) et si le cagnard est maintenant redoutable. Mais comme dans tout bon trail, les organisateurs ont décidé de rajouter un peu de difficulté en nous faisant redescendre un peu, avant de finir par une montée sèche. Les quelques dernières dizaines de mètres de dénivelé sont évidemment bien dures, même si je reviens sur Arnaud Mantoux. Je passe la ligne en 5h20′ tout juste derrière lui, un peu éprouvé mais en assez bon état comparé à d’autres (la Croix Rouge a eu du boulot !).

J’ai été pointé 15ème au 2ème ravitaillement mais si j’en crois le nombre de coureurs que j’ai doublé depuis, je pense rentrer dans les 10 premiers, assez facilement. Qui sait, peut-être un podium senior ? J’attends donc un long moment les résultats, malgré la quasi-absence d’ombre dans la zone d’arrivée. Avec la chaleur, je n’ai pas tellement faim mais les crackers T*C sont toujours un vrai bonheur, après une course (j’essaie de convaincre des proches de venir faire une course rien que pour le plaisir du premier T*C après l’arrivée, sans succès pour l’instant…). Par contre, au bout d’une heure, toujours pas de résultats… J’insiste auprès des organisateurs. Ils me répètent que ça va arriver, qu’ils sont en cours d’impression… mais ils ont l’air très nerveux. En parlant avec d’autres coureurs autour de moi, je finirai par apprendre qu’un problème de balisage a dirigé des participants sur un parcours plus court, et qu’un classement correct est donc pratiquement impossible à établir. Finalement, j’ai appris aujourd’hui (mercredi) que je suis classé 10ème mais il reste des doutes : par exemple, la féminine V2 qui a abandonné pour cause d’erreur de parcours est quand même classée juste derrière moi (pourtant, j’ai vu qu’elle n’a pas voulu passer la ligne)… Dommage, mais il faut aussi accepter le fait qu’on prend un petit risque en s’engageant sur la première édition d’une course.

Ceci dit, je n’ai aucun regret. Les paysages autour de Serre-Ponçon justifiaient à eux seuls le déplacement: la salle de bal des Demoiselles Coiffées est une pure merveille, le panorama à 360° au sommet du mont Colombis (même s’il se mérite, le chameau !) sur les massifs des Ecrins et du Dévoluy, la vue sur le Ventoux… Il reste juste à corriger les petits défauts de jeunesse de cette course pour qu’elle devienne un des rendez-vous incontournables de la région.