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Marathon des Alpes Maritimes, 2015

Lundi, novembre 9th, 2015

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On a choisi Nice pour passer ce week-end de début novembre en famille. Delphine a donc trouvé un appartement à louer en plein centre-ville entre la Promenade des Anglais, la gare et la place Masséna. Très joli endroit, encore qu’un peu bruyant la nuit (en tout cas par les standards de notre cambrousse provençale). Bref, avec la météo estivale de ces jours derniers, ce n’était pas exactement Vorkouta… J’en aurais presque oublié que je m’étais inscrit sur la marathon Nice-Cannes, après avoir changé mon fusil d’épaule et laissé tomber mon idée initiale de courir le marathon du Luberon. La préparation aura été difficile. Tout avait bien démarré mais juste après le semi du Luberon, j’ai pris un gros coup de bambou au physique et au mental, qui m’a presque fait jeter l’éponge. Heureusement, soutenu par les copains de mon club et d’ailleurs, j’ai réussi à remonter la pente, et la sciatique qui me tourmentait s’est doucement remise en sommeil jusque la prochaine fois. N’empêche que cet accident de parcours aura eu un bon côté : j’ai abandonné ma prétention initiale de viser encore une fois moins de 2h45, et ça a fait redescendre un peu la pression. Au vu de mes séances, 2h48 me paraissait jouable, mais difficilement. En tout cas, la leçon est que placer 13 semaines de préparation à plus de 100km/semaine au milieu d’un agenda de famille, de boulot et de musique déjà chargé, c’est devenu trop pour mon grand âge…

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Dimanche, donc, lever à 5h30 pour mon 16ème marathon. Voilà donc 16 fois que je cours mon dernier marathon… Comme le temps passe… Je me sens finalement assez en forme. Je quitte l’appartement en essayant de ne pas réveiller tout le monde pour rejoindre le départ. Il n’y a pas à se casser la tête pour décider des habits à porter : avec cette température, c’est short et débardeur, et le bandana rouge que j’ai ressorti lui aussi de sa retraite pour me protéger du soleil. Aux consignes, je suis content de retrouver Régis et Pascal, mes deux copains de l’EPM, coachés tous les deux par Armand. Régis, qui est dans le sas préférentiel comme moi, vise un départ à 4’05/km. On devrait donc être proche l’un de l’autre, même si je ne sais pas exactement à quelle allure je vais partir. On est finalement assez peu dans ce sas, et on a toute latitude pour s’échauffer parmi les Kenyans. Je me retrouve à 2 mètres de quelques célébrités politiques qui donnent une interview : Christian Estrosi, Jean Sarkozy et David Lisnard (maire de Cannes), tous trois engagés dans la course. C’est marrant. Après leur interview, ils repartent vers l’arrière. L’animateur est déchaîné mais suscite peu de réactions. En tout cas dans notre sas, c’est très calme. On démarre à 8h pile (8h03 pour tous les autres sas). Comme prévu, je me retrouve avec Régis, mais entre 3’55-4’00/km. Bien, mais je sens que je ne suis pas ultra à l’aise à cette allure et rapidement, je réalise qu’il ne faut surtout pas s’accrocher à l’objectif 2h48 (ça ne me surprend pas tellement). Régis commence à s’éloigner devant, et je ne cherche pas à le suivre. Il y a beaucoup de public au bord de la route. La mer est d’huile, le temps est magnifique. Juste une petite pointe de vent, mais rien de sérieux. Passage au 10ème km en 39’22.  Je me sens bien, même si je n’arrive pas à trouver le mode jambes automatiques. Le soleil est maintenant bien présent. Heureusement, il y a pléthore de ravitaillements et je peux m’asperger régulièrement. 15ème km en 1h00’30. Quelques zigougouis entre les immeubles de Villeneuve-Loubet (la Marina de la Baie des Anges), dont je n’arrive pas à décider si je trouve l’architecture audacieuse ou exécrable. Perdu dans ces pensées, j’en oublie les relayeurs qui doublent régulièrement. Régis est loin devant maintenant. J’espère qu’il va tenir. A l’approche du semi, je vois que mon allure commence à s’éroder. Je le passe en 1h24’24 mais je ne pourrai pas tenir cette vitesse, d’autant qu’on m’a prévenu que le deuxième semi était plus difficile.

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Et difficile, il l’est… Les petits coquins qui m’avaient parlé de « un ou deux petits coups de cul » ont le sens de l’euphémisme… On prend de sérieuses montées/descentes et mon allure qui dérivait doucement subit de beaux accidents et à chaque fois, ne remonte pas au niveau d’avant la bosse. La borne 30km passe en 2h01’37, mais j’ai maintenant les jambes en béton. Je ne suis pas seul à lâcher, et je récupère des coureurs et des coureuses (dont la 4ème féminine) dans l’histoire. A l’inverse, je me fais doubler par des coureurs en individuel, qui sont partis 3 minutes après le sas préférentiel. Maintenant, je compte en unités de boucle Abéou (un de mes endroits d’entraînement favoris)… Je vois Régis devant, qui semble coincer. Je le rejoins vers le 34ème kilomètre et je l’encourage pour qu’on finisse ensemble. Il est cuit (moi aussi) mais surtout, sa blessure au mollet est revenue le mordre. De mon côté, j’ai mal partout et je gère comme je peux, mais il y a longtemps que ma statique et la qualité de ma foulée ne sont plus ma préoccupation. Régis ne peut pas accrocher, donc. Je continue mon chemin en serrant les dents. Le 40ème kilomètre arrive en 2h45’59. Aïe, j’ai vraiment pris cher… Je vise maintenant 2h55… On arrive dans Cannes. Le public nous encourage par les prénoms, inscrits sur les dossards, et ça aide à finir. Je vois Armand, le coach de l’EPM avec qui j’ai fait quelques séances en fin de préparation, sur le bord de la route,  qui m’encourage. Je pense que Régis est juste derrière mais en fait, il a vraiment mal et il ne peut plus avancer. J’accélère sur la fin pour passer la ligne en 2h55’49, bien rincé, sous le soleil qui tape. Je suis classé 87ème sur 6661 arrivants. J’ai les lombaires et les ischios en vrac. Le temps de récupérer le maillot, la médaille, et je me change doucement avant de marcher vers la gare pour rentrer à Nice.

Je garderai un bon souvenir de ce marathon. Pas tant de ma course que du beau week-end dans son ensemble. Faire 2h55, c’est aussi une manière propre de tourner la page de mes anciens chronos. Ils appartiennent au passé, et c’est très bien comme ça. Trouver ou retrouver le plaisir de courir, que ce soit sur route ou sur chemin, c’est l’essentiel.

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Semi-marathon de Cannes – 22ème édition

Mardi, février 25th, 2014

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Dimanche matin, il y avait grand soleil sur Cannes. Ça tombait bien: c’était justement le jour du semi-marathon. Je suis en petite forme depuis le début de l’année, embêté par divers microbes perfides probablement rapportés de la crèche par mon fils (2 ans)… Plutôt que faire 4h de route (A/R) pour un mauvais chrono, j’étais donc tenté d’aller courir le 18km de Rognes, à la place. Allons, un peu de courage, mon garçon ! Et je me suis finalement décidé à y aller, en sachant bien qu’il n’y aurait pas de miracle. J’arrive péniblement à passer sous les 3’45″/km pendant les 3000 dans les séances de seuil et comme je vois bien que je n’ai pas de marge là-dessus, je ne peux pas prétendre tenir ça sur un semi. Oui, je sais que je ne suis qu’un horrible rationaliste qui n’a pas les chakras très ouverts mais je n’ai pas l’habitude de compter sur un quelconque dieu pour m’aider même si aujourd’hui, j’ai le dossard numéro 13…  Bref, cette année, je ne vise pas moins de 1h20′. En fait, je serais déjà content de pouvoir courir à 3’50″/km.
A la récupération du dossard, je ne vois guère de têtes connues. Je pars donc m’échauffer. Je me sens plutôt en forme. Mon genou, abondamment tartiné de pommade, se tient à peu près tranquille. Il fait super-beau (et doux). Seul point négatif, il y a déjà un peu de vent.
Ça part à 9h45. Cette année, je suis encore dans le sas des 1h20 et je suis donc devant. Pour autant, je ne m’emballe pas et je passe au 1000m en 3’42 », un peu derrière Stéphane, un collègue du Caval de Pertuis qui va de toute façon beaucoup plus vite que moi en temps normal. Un poil trop rapide pour mon allure-objectif donc, mais je suis bien. On part en direction de l’ouest et au bout de quelques kilomètres, on arrive à l’épingle à cheveu. Mais là, le petit vent dont je parlais plus haut vient refaire un petit coucou et c’est tout de suite beaucoup moins facile. J’essaie de rester dans des groupes mais ce n’est pas évident. Je suis assez soulagé quand on se retrouve au port, un peu abrités. Ce n’est pas un vent très violent et on le prend de travers, mais on y laisse de l’énergie et je crains le deuxième tour. En direction du Palm Beach, ça passe bien, d’autant qu’il y a des spectateurs. J’essaie de repérer Jean-Marc et un de mes collègues dans les coureurs derrière nous, sans succès. Par contre, je croise l’inoxydable Layachi. Epingle à cheveu, et remontée en direction de l’ouest, je passe au 10km en 37’55 », toujours à mon rythme (il y a des kilos très faux, bizarre pour cette course). Re-épingle à cheveu et… re-vent. Et là, comme prévu, c’est plus dur qu’au premier tour. Je coince pas mal, comme les gars autour de moi, on dirait. Je passe au 16ème en 1h01’35 ». Ouch ! Je ne suis plus vraiment capable de calculer si ça peut encore passer en moins de 1h21’… Et je termine finalement en 1h21’03 ». Je sais que 5″ de moins, blah blah blah… Mais à la fin, j’avais de quoi résister aux gars qui essayaient de me doubler au sprint, pas de quoi reprendre 5″… Je suis classé 42ème/1102.
Je pense que ce n’était pas un très grand cru: ça s’est gagné en 1h05’52 ». Je suis devant la deuxième féminine (la première est en 1h15’19 », quand même). Une autre féminine, qui me donne parfois un peu de fil à retordre, termine en 1h26. Stéphane (du Caval) est un tout petit peu en dessous de 1h20, probablement pas au top non plus (il me semble qu’il a déjà fait 1h16′, à Cannes). Mais finalement, je suis content d’être venu. Ça reste une très belle course et ça fait du bien de courir sur un terrain où dépasser 10km/h n’est pas l’exploit du siècle… Bon, et bien c’est pas tout ça, mais il est temps maintenant de préparer le TSV… Une autre histoire…
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Pointages:

1:    3’42 »
2:    3’43 »
3:    3’48 »
4:    3’46 »
5:    4’17 »    –    19’19 » (Faux)
6:    3’25 (Faux)
7:    3’45 »
8:    3’49 »
9:    3’48 »
10:    3’47 »    –    37’55 »
11:    3’52 »
12:    3’46 »
13:
14:    7’43 »
15:    3’53 »    –    57’11 »
16:    4’24 »    –     1h01’35 » (Faux, cf 5ème)
17:    3’35 » (Faux, cf 6ème)
18:    3’53 »
19:    3’54 »
20:    3’56 »    –    1h16’55 »
21:    3’48 »
21.1:    0’20 »    – 1h21’03 »
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Préparation semi de Cannes

Mercredi, février 12th, 2014

Après la course de Trets, style mi figue-mi raisin, j’étais bien décidé à retourner sur la route pour retrouver de l’allure. Même si je prépare une saison essentiellement de trail, cette année, comme je suis souvent un poil limite techniquement, j’essaie de compenser en travaillant ma vitesse de base. Avant le Trail de la Sainte Victoire, ça m’aurait bien dit de reprendre un peu d’allure, avec l’objectif de refaire au moins une course sur route…

Bon alors, déjà, ça ne veut pas trop revenir. J’arrive péniblement à retourner sous mon allure semi-objectif sur les séances de seuil, mais presque toujours dans la douleur. Les séances de VMA sont à l’image: pas bien rapides et pénibles. A cela s’ajoute ma douleur au genou qui s’est un peu estompée, mais ne disparaît pas (une tendinite rotulienne, je pense). Et enfin (et surtout), tous les virus et autres bactéries que mon fils récupère à la crèche (sans forcément développer les maladies correspondantes) semblent se trouver bien dans mon organisme… J’ai donc déjà eu deux gastros (dont une le week-end dernier), et j’ai une espèce de sensation de fatigue qui ne me quitte pas. Les années précédentes, ce genre de coup de mou m’est déjà arrivé plusieurs fois, et j’ai traité ça par le mépris… J’espère que le schéma va se reproduire. Bref, pas la meilleure période.

Je suis donc un peu incertain pour Cannes dans 1 semaine 1/2… Vu ma forme actuelle et mes chronos, je ne pense pas être en mesure de passer sous les 1h20′ cette fois, et honnêtement, je n’ai pas trop envie de faire la route jusque Cannes pour un chrono en bois. Bref, on verra bien…