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Trail du Grand Luberon, version XL – 19/05/2013

Mardi, mai 21st, 2013

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Le Trail du Grand Luberon “XL”, ça deviendrait presque une habitude puisque j’ai participé aux quatre éditions du grand parcours (41km/2200m+). Il faut dire que c’est à côté de chez moi, et ce type de distance me convient assez bien. La différence avec les années précédentes, c’est le mauvais temps qui s’est installé sur la région la semaine dernière. Samedi, il a donc plu sans discontinuer. Dommage pour les superbes paysages du Luberon mais tant pis, on fera avec le terrain glissant et les chemins gras.

La météo a promis que la pluie s’arrêterait dimanche matin et effectivement, il ne pleut plus quand je pars de la maison pour aller à Cabrières d’Aigues. Le temps de se changer, croiser quelques copains (Denis, Jérôme, Philippe…) et on se retrouve sur la ligne, prêts pour un départ lancé à 7h, derrière les féminines. Après le marathon de Paris, je n’ai vraiment aucune intention de me mettre la pression et je me sens particulièrement détendu. Peut-être un peu trop: je me dis qu’il ne faudrait pas sous-estimer la distance. J’ai refait beaucoup de colline mais après un début de saison sur route, je pense être encore un peu juste au niveau puissance. Il faudra donc gérer soigneusement la course.

Après quelques kilomètres d’approche sur piste, la première montée est raide et assez longue et je sais qu’il ne faut surtout pas s’emballer. On monte régulièrement par petits groupes, dans la brume, et je suis finalement assez surpris de me retrouver au sommet au bout de 45 minutes, en ayant l’impression de ne pas avoir tellement forcé. Au moins, je n’ai pas perdu trop d’énergie dans l’histoire. J’ai vu que Denis était juste derrière moi en débouchant sur les crêtes. Il y a beaucoup de brouillard, mais le balisage est sans failles. La descente en direction d’Auribeau se passe bien, cette année. L’année dernière, j’y avais pas mal souffert, mais je courais sur une entorse. Là, ça roule et j’ai l’impression de bien avancer. Malgré tout, je dois laisser passer deux gars qui semblent voler au dessus des pierres. Mais comment on fait ça ?

Après Auribeau, on repart sur une montée. Je sais que Denis est toujours juste derrière moi, et j’entends parfois son souffle caractéristique. Et justement, dans une montée sèche dans les cailloux, il me rejoint et comme il va nettement plus vite, je le laisse passer. En me doublant, il me dit que c’est grâce à ses bâtons mais je vois qu’il semble très bien et assez rapidement, je le perds de vue. Je continue ma course sans m’occuper tellement des autres (sauf à un moment, le temps de vérifier que la chute d’un compagnon est sans gravité) et comme les nuages se dissipent peu à peu, on peut enfin profiter des paysages.

Vers le 30ème kilomètre, on atteint le Mourre Nègre, sommet du Grand Luberon (1125m). Contrairement à l’année dernière, je n’ai pas aperçu Denis et je me dis qu’il doit être bien loin devant. Entre temps, on a rejoint les concurrents du 25km et ça fait du bien de retrouver en peu plus de monde. On attaque la descente en single track, et malgré quelques secondes perdues dans les bouchons, ça passe bien (je ne perds pas de place). Juste avant de basculer, j’ai vu Laetitia, souriante comme à son habitude. Et maintenant, c’est Fabienne que je rejoins. Petit coucou, mais elle ne sourit guère… Je rigole doucement en la doublant, connaissant sa passion légendaire pour les descentes… Mais pas le temps de traîner: comme à chaque fois, je compte sur la portion finale, tout en relances, pour terminer fort et ça marche puisque je reprends au moins deux places. Je finirai en bon état au bout de 4h20‘43“, classé 16ème (6ème SEM) sur 135 arrivants. Denis est juste devant, 15ème à 2‘50“ de moi. Pas de doute, cette année, c’était lui le plus fort.

Après la course, le temps continue à s’améliorer et le soleil pointe le bout du nez. Comme toujours, le CAVAL de Pertuis a très bien fait les choses, et le verre de l’amitié avec les autres coureurs, compagnons du jour ou anciens compères de route est particulièrement sympathique. Je retrouve Denis, Franck, Philippe, puis Fabienne et Thierry, Jérôme… Je suis content d’être venu: j’ai fait ma course et on s’est bien amusés. Que demander de plus ?