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Trail du Mont Olympe (Trets) – 2ème édition

Dimanche, janvier 19th, 2014

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En ce début d’année, j’ai décidé que j’aimerais bien retrouver un peu d’allure sur route (c’est la course des Abbesses à Remiremont, où je me suis un peu traîné derrière mon ami Christophe, qui m’en a redonné envie). Donc, au programme, c’est préparation d’un ou deux semis (Cannes et/ou la Grande Motte), avant de retourner sur trail. La consigne est simple: pas trop de colline, des séances VMA et seuil sur route, éventuellement des courses, roulantes de préférence. En plus, c’est bien pour mon pied, pas encore tout à fait guéri… Et quand de mauvaises âmes ont essayé de me débaucher pour particper à ce trail de 29km/1400mD+ sur les contreforts de la Sainte-Beaume, à Trets, mon premier réflexe a été de dire « Non, merci… ». Mais la chair est faible, et mon deuxième réflexe a été de dire « Bon, OK… »

Depuis le week-end dernier, on annonce le déluge et tout au long de la semaine, ça n’aura pas varié d’un iota donc on savait à quoi s’attendre. J’ai testé mon pied plusieurs fois sur terrain vallonné, et je suis plutôt optimiste, même si je suis obligé de retenir en descente (déjà que je ne descends pas très bien…). Petite inquiétude: une douleur au genou assez forte est apparue au début de la semaine. Ca fait mal surtout à froid, et ça a tendance à se calmer en courant, ce qui fait que je boîte au début de chaque séance. En fait, j’ai déjà eu ce problème et je pense que c’est tendiniteux. Mon souci principal est que très souvent, à cause de la compensation, ça finit par tourner en une sciatique assez handicapante. Mais dimanche matin, toujours mal au genou et pas de sciatique… J’étais donc bien décidé à courir.

Sans surprise, le samedi est très pluvieux, ainsi que la nuit de samedi à dimanche. Pendant la nuit, j’entends les trombes d’eau sur le toit. Pas très motivant… mais j’ai toujours envie d’y aller. Après le lever, je vérifie le site de la course: oui, c’est maintenu malgré les conditions. Lorsque je pars, il pleut moins fort mais en arrivant à Trets, ça a redoublé… Je croise les copains: Thierry, Philippe, Vincent, David, Yann… On se demande un peu ce qu’on fait là… L’organisation annonce que le parcours initial est maintenu, mais qu’il faudra faire attention sur les dalles glissantes. En regardant autour de moi, j’ai l’impression d’être peu équipé: je n’ai pas pris de vêtement de pluie et j’ai un peu peur d’avoir froid au dessus du Mont Olympe (819m). Mon vieux porte-bidon est aussi en piteux état, mais je n’ai que ça donc il faudra faire avec.

Départ à 9h15 dans la bonne humeur. Je suis devant les copains. Je ne me sens pas si mal. On entre dans la colline après quelques kilomètres en faux-plat montant. Au début, ça monte, pas trop dur. La première descente un peu sérieuse me confirme qu’il va falloir que j’y aille doucement sur mon pied droit. Mais soudain, j’entends « ploc ! ». Je me retourne: c’est mon bidon qui est tombé (dans la boue, bien sûr). Je m’arrête pour le ramasser, en me disant qu’il devait être mal placé. Je repars et dans la descente suivante: « re-ploc ! »… Damned, il ne tient plus. La première féminine, que j’ai doublée peu avant, me le rend et je le garde à la main. Mais la suite en descente est très glissante et je réalise que je ne pourrai pas le garder à la main tout au long de la course. Je décide donc de retourner la ceinture et de mettre le bidon devant moi. Pas très agréable, ce petit battement sur le bas-ventre, mais au moins, il n’est plus tombé. Je crois qu’il faut quand même que j’investisse un peu…

Pendant ce temps, la course se poursuit. Je cours assez souvent avec d’autres gars. Je sens que je coince quand ça monte un peu sec. Je manque clairement d’entraînement type trail. En descente, je suis vraiment lent. Il ne reste donc que les portions roulantes pour compenser… Par chance, c’est un trail qui en comporte. Mon copain Thierry, qui débutait en course à pied il n’y a pas si longtemps, m’a rejoint et je le vois beaucoup mieux que moi. Il me passe devant. La montée vers le Mont Olympe me paraît difficile et je n’arrive pas à coller les gars avec qui j’étais. Après le passage du sommet, il y a une pancarte « attention, glissant sur 300m » et là, ça ne loupe pas: je tombe sur le dos dans la descente. Je me relève, ça va, pas de dégâts… Mais les camarades devant se sont encore un peu éloignés. La descente qui suit est très longue et roulante, sur un chemin en sous-bois. Je cours seul et au bout de quelques minutes, je ne vois plus de rubalise. Je continue encore 5′ et là, toujours rien. Je décide donc de retourner. Par chance, au bout de quelques centaines de mètres, je rencontre un coureur qui descend. Je lui demande s’il a vu des marques: « Non, mais de toute façon, il n’y a qu’un chemin donc on n’a pas pu se tromper… ». Bon… Je repars donc derrière lui, sur un bon rythme et quand on arrive au bout de cette descente, mes anciens compères sont enfin à nouveau en vue (on ne s’est pas trompé de chemin).

Comme toujours, la fin n’en finit pas, et comporte des montées assassines. Mais je vois que ça coince bien autour de moi et je m’efforce donc à garder du rythme. On passe dans des ruisseaux (ou plutôt des chemins transformés en ruisseaux), dans des vignes à la boue collante… On est tout crottés, les pieds pèsent lourd mais on finit par arriver à Trets. Sur un chemin qui descend (où je perds environ 3 places) puis sur une route. Allez, c’est le moment ou jamais et je me force à relancer, d’autant que j’ai aperçu Philippe, pas bien loin derrière. Je reprends les petits gars qui m’ont doublé un par un et ils n’arrivent pas à accrocher. Je finis même par revenir sur Thierry, et je le double. Il essaie de tenir et même de me redoubler mais j’ai un peu d’expèrience et là, je suis dans mon élément… Je passe la ligne devant lui, en 3h08’58 », classé 32ème sur 281 arrivants (6ème V1H). Thierry est juste derrière mais entre temps, deux petits gars se sont intercalés entre nous.

Je n’ai pas fait une très bonne course. En fait, je n’ai pas souvent été bien, et mes lacunes en entraînement trail sont claires. Mais je ne regrette pas d’être venu: c’était bien sympa, et même si on ne pouvait pas profiter de la vue, j’ai bien aimé le parcours. Peut-être que je reviendrai: l’année dernière était déjà sous le pluie, cette année sous la pluie… L’année prochaine, il fera forcément beau, non ?