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Marathon des Alpes Maritimes, 2015

Lundi, novembre 9th, 2015

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On a choisi Nice pour passer ce week-end de début novembre en famille. Delphine a donc trouvé un appartement à louer en plein centre-ville entre la Promenade des Anglais, la gare et la place Masséna. Très joli endroit, encore qu’un peu bruyant la nuit (en tout cas par les standards de notre cambrousse provençale). Bref, avec la météo estivale de ces jours derniers, ce n’était pas exactement Vorkouta… J’en aurais presque oublié que je m’étais inscrit sur la marathon Nice-Cannes, après avoir changé mon fusil d’épaule et laissé tomber mon idée initiale de courir le marathon du Luberon. La préparation aura été difficile. Tout avait bien démarré mais juste après le semi du Luberon, j’ai pris un gros coup de bambou au physique et au mental, qui m’a presque fait jeter l’éponge. Heureusement, soutenu par les copains de mon club et d’ailleurs, j’ai réussi à remonter la pente, et la sciatique qui me tourmentait s’est doucement remise en sommeil jusque la prochaine fois. N’empêche que cet accident de parcours aura eu un bon côté : j’ai abandonné ma prétention initiale de viser encore une fois moins de 2h45, et ça a fait redescendre un peu la pression. Au vu de mes séances, 2h48 me paraissait jouable, mais difficilement. En tout cas, la leçon est que placer 13 semaines de préparation à plus de 100km/semaine au milieu d’un agenda de famille, de boulot et de musique déjà chargé, c’est devenu trop pour mon grand âge…

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Dimanche, donc, lever à 5h30 pour mon 16ème marathon. Voilà donc 16 fois que je cours mon dernier marathon… Comme le temps passe… Je me sens finalement assez en forme. Je quitte l’appartement en essayant de ne pas réveiller tout le monde pour rejoindre le départ. Il n’y a pas à se casser la tête pour décider des habits à porter : avec cette température, c’est short et débardeur, et le bandana rouge que j’ai ressorti lui aussi de sa retraite pour me protéger du soleil. Aux consignes, je suis content de retrouver Régis et Pascal, mes deux copains de l’EPM, coachés tous les deux par Armand. Régis, qui est dans le sas préférentiel comme moi, vise un départ à 4’05/km. On devrait donc être proche l’un de l’autre, même si je ne sais pas exactement à quelle allure je vais partir. On est finalement assez peu dans ce sas, et on a toute latitude pour s’échauffer parmi les Kenyans. Je me retrouve à 2 mètres de quelques célébrités politiques qui donnent une interview : Christian Estrosi, Jean Sarkozy et David Lisnard (maire de Cannes), tous trois engagés dans la course. C’est marrant. Après leur interview, ils repartent vers l’arrière. L’animateur est déchaîné mais suscite peu de réactions. En tout cas dans notre sas, c’est très calme. On démarre à 8h pile (8h03 pour tous les autres sas). Comme prévu, je me retrouve avec Régis, mais entre 3’55-4’00/km. Bien, mais je sens que je ne suis pas ultra à l’aise à cette allure et rapidement, je réalise qu’il ne faut surtout pas s’accrocher à l’objectif 2h48 (ça ne me surprend pas tellement). Régis commence à s’éloigner devant, et je ne cherche pas à le suivre. Il y a beaucoup de public au bord de la route. La mer est d’huile, le temps est magnifique. Juste une petite pointe de vent, mais rien de sérieux. Passage au 10ème km en 39’22.  Je me sens bien, même si je n’arrive pas à trouver le mode jambes automatiques. Le soleil est maintenant bien présent. Heureusement, il y a pléthore de ravitaillements et je peux m’asperger régulièrement. 15ème km en 1h00’30. Quelques zigougouis entre les immeubles de Villeneuve-Loubet (la Marina de la Baie des Anges), dont je n’arrive pas à décider si je trouve l’architecture audacieuse ou exécrable. Perdu dans ces pensées, j’en oublie les relayeurs qui doublent régulièrement. Régis est loin devant maintenant. J’espère qu’il va tenir. A l’approche du semi, je vois que mon allure commence à s’éroder. Je le passe en 1h24’24 mais je ne pourrai pas tenir cette vitesse, d’autant qu’on m’a prévenu que le deuxième semi était plus difficile.

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Et difficile, il l’est… Les petits coquins qui m’avaient parlé de « un ou deux petits coups de cul » ont le sens de l’euphémisme… On prend de sérieuses montées/descentes et mon allure qui dérivait doucement subit de beaux accidents et à chaque fois, ne remonte pas au niveau d’avant la bosse. La borne 30km passe en 2h01’37, mais j’ai maintenant les jambes en béton. Je ne suis pas seul à lâcher, et je récupère des coureurs et des coureuses (dont la 4ème féminine) dans l’histoire. A l’inverse, je me fais doubler par des coureurs en individuel, qui sont partis 3 minutes après le sas préférentiel. Maintenant, je compte en unités de boucle Abéou (un de mes endroits d’entraînement favoris)… Je vois Régis devant, qui semble coincer. Je le rejoins vers le 34ème kilomètre et je l’encourage pour qu’on finisse ensemble. Il est cuit (moi aussi) mais surtout, sa blessure au mollet est revenue le mordre. De mon côté, j’ai mal partout et je gère comme je peux, mais il y a longtemps que ma statique et la qualité de ma foulée ne sont plus ma préoccupation. Régis ne peut pas accrocher, donc. Je continue mon chemin en serrant les dents. Le 40ème kilomètre arrive en 2h45’59. Aïe, j’ai vraiment pris cher… Je vise maintenant 2h55… On arrive dans Cannes. Le public nous encourage par les prénoms, inscrits sur les dossards, et ça aide à finir. Je vois Armand, le coach de l’EPM avec qui j’ai fait quelques séances en fin de préparation, sur le bord de la route,  qui m’encourage. Je pense que Régis est juste derrière mais en fait, il a vraiment mal et il ne peut plus avancer. J’accélère sur la fin pour passer la ligne en 2h55’49, bien rincé, sous le soleil qui tape. Je suis classé 87ème sur 6661 arrivants. J’ai les lombaires et les ischios en vrac. Le temps de récupérer le maillot, la médaille, et je me change doucement avant de marcher vers la gare pour rentrer à Nice.

Je garderai un bon souvenir de ce marathon. Pas tant de ma course que du beau week-end dans son ensemble. Faire 2h55, c’est aussi une manière propre de tourner la page de mes anciens chronos. Ils appartiennent au passé, et c’est très bien comme ça. Trouver ou retrouver le plaisir de courir, que ce soit sur route ou sur chemin, c’est l’essentiel.

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Trail du Val d’Allos – Edition 2015

Mardi, juillet 28th, 2015

On avait donc décidé de passer un week-end en famille à la Foux Allos. Par coïncidence, il y avait justement le Trail du Val d’Allos ce même dimanche matin, qui a lieu un an sur deux en alternance avec le Grand Trail de la Traversée des Mélèzes du Mercantour (GTMM). Et autre coïncidence cocasse, j’étais justement inscrit sur le grand parcours: 37.2km/2200mD+

Départ à 8h, de la base de loisirs du Val d’Allos. Avant de démarrer, je me sens plutôt en forme. Comme presque toujours sur les trails, je néglige mon échauffement en me disant que de toute manière, puisqu’on prend environ 1000m de dénivelé dès le début, on partira forcément tranquille. Mais je réalise dès les premiers hectomètres après le coup de pistolet que je suis très loin d’être dans un grand jour. Je peine : pas de jambes, pas de souffle, l’impression d’avoir la tension basse. Au 2-3ème kilomètre, j’en suis déjà à ruminer que ça va être bien long… A un moment de la montée, sympathique détail, la rubalise est attachée à une carcasse d’ovin en décomposition qu’on doit contourner. Guillaume Le Normand, le parrain de la course, a raconté après l’arrivée qu’il avait essayé en vain de raisonner le berger qui l’avait placée là pour, dixit,  “faire prendre conscience du problème aux gens”. Il y a effectivement matière à réfléchir, je crois. Mais revenons à nos moutons. Tant pis, me dis-je donc, au pire je ferai la course en mode rando : les paysages sont magnifiques et le soleil brille. Et insensiblement, je sens que ça commence à aller mieux même si les sensations sont toujours très moyennes. Le ravitaillement du Col d’Allos arrive finalement assez vite. Arrêt express pour recharger les bidons et on repart avec quelques autres. G. Le Normand ne participe pas à la course, mais reste sur le parcours parmi les coureurs. On le voit monter droit dans la pente, redescendre par le même chemin, prendre quelques photos, repartir à bloc… Petits mots d’encouragement, c’est vraiment très sympa (et assez impressionnant).

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Après la premier ravitaillement nous attendent quelques montagnes russes sur la Crête avant la grande descente vers la Foux. Dans cette descente, malheureusement, mes lacunes techniques me rattrapent et je perds 5-10 places. Et pour que la fête soit complète, j’en profite pour me faire doubler par la première féminine… Je suis surpris de voir des gars qui coupent tous les lacets (l’année dernière, au GTMM, 11 coureurs ont été disqualifié pour cette raison). Mais de toute manière, vu mon aisance sur ce terrain, ça ne changerait pas grand-chose pour moi. Le deuxième ravitaillement se trouve en bas de cette grande descente, à La Foux d’Allos. J’avais pensé partir avec un seul bidon, mais finalement j’ai pris le double bidon et heureusement, je suis presque à sec.

On repart pour une montée plutôt douce (7km/500mD+, d’après un bénévole). Je reprends une bonne partie des places perdues dans la descente. Mais dans les sentiers plein de pierres/roches qui suivent, qui ne sont déjà pas ma tasse de thé en temps normal, les deux traditionnelles tendinites d’Achille estivales que je traite d’habitude par le mépris, me font abondement grimacer. Je cours alors avec un gars qui a des bâtons. Deux féminines nous rattrapent. Coquin de sort, l’une nous double… L’autre aura pitié de notre fierté masculine en attendant le troisième ravitaillement (Maison Valdemars) pour ça… Petite erreur de parcours avec quelques-uns à Rougnousse, avant d’entamer la descente finale. Mon compère aux bâtons est parti devant. Je rattrape un gars qui commence à cramper. On échange quelques mots et il embraie derrière moi pour déboucher sur une piste caillouteuse, alternant avec des descentes plus sèches en lacet. Mon camarade n’arrive pas à suivre. Je retrouve un semblant d’allure, et je passe la ligne en 4h25’46, classé 27ème sur 240 partants. Delphine et les enfants m’attendent à l’arrivée, c’est chouette. Je suis assez content, finalement : malgré une forme assez médiocre (mauvaise récupération du Trail des Ecrins ?), j’ai réussi à profiter de la course et de cet environnement.

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Temps de passage (entre parenthèse, le kilométrage théorique et le kilométrage à mon GPS):

  • Col d’Allos (km 12.1, km 10.5): 1:19’27’’ (17’’ d’arrêt)
  • La Foux d’Allos (km 22.5, km 19.8): 2:22’49’’ (36’’ d’arrêt)
  • Maison Valdemars (km 28.5, km 28.4): 3:36’01’’ (54’’ d’arrêt)
  • Val d’Allos (km 37.2, km 37.5) : 4:25’46’’.

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Grand trail des Ecrins – Edition 2015

Dimanche, juin 21st, 2015

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Ce samedi, on courait le trail des Ecrins (Mara’trail pour Denis, Trans’Ecrins pour Yann et moi : 80km/4200mD+ annoncés). Vendredi soir, j’ai le plaisir de rencontrer pas mal de copines et copains de l’EPM dans les rues de Vallouise. La météo est favorable. Après une nuit sous tente, Yann et moi prenons le petit déj’ à 4h devant l’église, avant d’attraper la navette pour le départ donné à l’Argentière-la-Bessée. Même si j’ai confiance en mon entraînement, je reste un peu incertain sur mon niveau de forme : ces derniers temps (depuis mes problèmes de sciatique de début d’année, en fait), j’alterne bonnes et mauvaises sensations sur mes séances. Bref, on verra bien mais en tout cas, ce matin, je me sens bien.

Départ à 6h. On n’est vraiment pas beaucoup (84 partants, je crois). Ça me surprend un peu, mais on m’apprend que cette course n’est pas au challenge, et ne rapporte pas de points UTMB. Apparemment Patrick Michel, l’organisateur, n’a pas voulu se soumettre aux règles de l’ITRA. Je pense qu’il a entièrement raison, et je salue son courage (et toute l’organisation : impeccable). Ce n’est pas vraiment un problème en soi, que beaucoup de gens préfèrent les raouts commerciaux aux courses « classiques », mais ça fait sans doute partie des facteurs qui expliquent ce relativement faible nombre d’engagés sur une course pourtant réputée. Parmi les coureurs sur la ligne de départ, je croise H. Giraud-Sauveur, traileur au palmarès impressionnant, et vainqueur de l’année dernière. Toujours avec un équipement light et l’air très détendu, la classe… Au coup de pistolet, je le garde en point de mire un moment, mais je vais bien sûr le perdre de vue quand on s’engagera sur les chemins.

J’étais un peu inquiet du comportement de mon sac R***t Marco Olmo 5l tout neuf (testé sur une seule sortie longue), mais il est si bien conçu qu’il se fait complétement oublier. Et le top, c’est qu’on peut glisser les bâtons pliés dans des boucles sur le devant. Je pars donc les mains libres, et peut-être un peu vite, du coup (je trouve qu’avoir les bâtons à la main, même si on ne les utilise pas, incite à courir plus lentement). La première montée, vers le col des Lauzes, passe bien. Il fait un peu frais mais le soleil qui se lève réchauffe l’atmosphère. Je me suis décidé à sortir mes bâtons pour la deuxième montée, celle du col de la Pousterle. Globalement, j’ai bien aimé la première partie de ce trail, même si le retour vers Vallouise via Narreyroux m’a paru un peu long. A Vallouise, je suis pointé 12ème. Bien, ne rien changer. On repasse par le camping où sont restées nos affaires, mais l’idée de m’arrêter à ce moment-là ne me traverse même pas l’esprit. Ravitaillement géré vite : j’ai vraiment réglé mon problème de doses de poudre isotonique dans les sachets de congélation avec lesquels je bataillais à chaque fois en optant pour des comprimés à dissoudre dont, franchement, je suis très content.

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Démarrage pour la deuxième partie, celle dite « de montagne ». Il fait assez chaud, mais ça reste raisonnable. Ce qui apparaissait sur le profil comme d’innoncentes bosses pour rejoindre les Vigneaux est quand même un peu plus que ça. A Vallouise, la première féminine, italienne, m’a rejoint et je la garde en ligne de mire. Depuis un moment, je cours près d’un gars qui m’atomise à chaque descente (sans surprise : je suis toujours une brêle dans ce domaine) mais que je récupère sur le plat et en montée. A un moment donné, je le rejoins puis le double, pour ne jamais le revoir. A partir de là, je vais courir seul pratiquement tout le temps.

On arrive enfin aux Vigneaux. Pour le moment, tout va encore bien mais en fait, c’est le début de mon chemin de croix. Sur le profil, la bosse suivante (Bouchier), qui précède la terrible montée au col de la Pisse, ne paie pas de mine. En fait, elle est redoutable, et je commence à puiser sérieusement. J’ai l’impression d’avoir tout le temps soif, et de courir à vide. Pourtant, je m’alimente régulièrement. En tout cas, heureusement que j’ai pris mes bâtons (j’avais un peu hésité). Après cette montée, on bascule en direction de Prelles. Je m’inquiète sérieusement de la montée qui suit, d’autant qu’on perd beaucoup de dénivelé dans cette descente. Et la suite ne me démentira pas… Plus le temps passe, et moins j’avance. Je suis cuit. Je regarde maintenant mon GPS, à qui il ne reste plus que quelques minutes d’autonomie, tous les 100m… Un gars me rejoint. Il n’avance pas à 15km/h non plus, mais il est trop rapide pour que je le suive. Il me dit qu’il souffre mais il n’en a pas trop l’air, en tout cas vu de ma misérable condition, et il s’éloigne assez rapidement… Au bout de quelques dizaines de minutes, un autre gars me rejoint. Même chose. Il me demande si le ravito est pour bientôt… J’espère… Et on y arrive enfin (ravitaillement de Ratière). Je refais le plein, mange un peu, mais je n’ai pas faim, même de salé. Une bénévole s’approche, me demandant si ça va car « vous êtes tout blanc »… Plus de doute, je suis donc objectivement en difficulté… Je songe un peu à abandonner, mais je me dis que tant que j’arrive à mettre un pied devant l’autre, je peux toujours finir en mode rando. Je repars donc au bout de 4 minutes, craignant que ça continue à monter avec la même pente mais en réalité, on a droit à un petit répit avant d’attaquer la montée vers le col de la Pisse. Celle-ci n’est pas ultra-raide, mais on monte en escalier sur des tas de bosses herbeuses et ventées dont on ne voit pas le bout. Un photographe m’attend pour immortaliser l’événement. Il me demande « ça va ? », sans doute un peu inquiet de mon air défait. Le panorama est superbe, mais j’ai du mal à l’apprécier. J’arrive enfin à ce fameux col où deux secouristes et un bénévole nous attendent. Ils plaisantent en me disant « Attention, il y a une meute de coureurs qui revient sur toi ! » (depuis le col, on voit à des lieues vers l’arrière). Je réponds « Je m’en fous. Il pourrait y avoir le pape qui revient sur moi que ça ne me ferait ni chaud ni froid ». Ils rigolent en me disant qu’il n’y a absolument pas âme qui vive à perte de vue derrière, mais vérifient quand même « Tout va bien, oui ? »…

Je bascule donc, et c’est parti pour un long moment sur un sentier pas évident, à flanc de montagne. Mine de rien, je commence à recourir. Je sens que je retrouve de l’énergie. Après ce long sentier et ses marmottes (dont une qui tirait avec ses dents pour arracher un des fanions balisant le chemin !), je rejoins finalement une piste dans la vallée, qui devient une route. On aperçoit des maisons au loin. Je ne sais pas pourquoi, mais je me suis alors mis en tête depuis longtemps que c’est là que se trouve le ravitaillement suivant (mon GPS est à court de batterie depuis Ratière). J’arrive aux-dites maison et là… rien. Je prends un coup au moral et je continue, en maugréant qu’à tous les coups, le ravito était bien dans ces maisons et que je l’ai loupé (ma lucidité n’est peut être plus très affûtée…). Mais au bout de quelques kilomètres de route, voilà enfin le ravitaillement de Chambran. Les gars me disent que je suis 8ème (ça me surprend un peu mais j’y crois, à ce moment-là). Je discute un peu avec eux (ils sont encore éblouis par Hervé Giraud-Sauveur, futur vainqueur, qui était frais comme un gardon) avant de repartir dans une descente caillouteuse bien désagréable. Le retour sur Vallouise est long mais j’arrive quand même à courir la plupart du temps à allure décente, je pense. Et alors que je me dis que plus personne ne reviendra sur moi et que donc, je n’ai pas de raison de forcer, j’aperçois quelqu’un devant moi. Je m’approche petit à petit et je constate que c’est bien un gars de la Trans’Ecrins. Je reste derrière lui quelques minutes. Il semble entamé. Et quand arrive la route pour les derniers 500m, je le double et il n’essaie pas de me suivre. Je passe la ligne au bout de 12h03:48, classé 12ème (il ne faut jamais écouter les mecs aux ravitos !), 4ème V1. Comme le premier au scratch est V1, je monterai donc sur la troisième marche du podium V1.

Finalement, malgré une grosse défaillance, je m’en tire plutôt bien puisque j’aurai gardé la même place entre le passage à Vallouise et l’arrivée. C’est ça qui est bien, avec le trail : on peut tomber au 36ème dessous, puis se refaire la cerise… Je ne sais pas trop pourquoi j’ai coincé, mais je soupçonne surtout d’avoir manqué de séances avec fort dénivelé : j’ai fait plusieurs fois 3h-3h30, mais en courant tout le long et avec 1000-1200mD+ au plus (et un seul trail de préparation, l’Aurélien, au résultat assez mitigé). Mon problème, c’est que je ne suis pas adepte des sorties rando-course : tant que mes gamins sont petits, j’ai du mal à me résoudre à quitter la maison pour plus de 3h le week-end. Je pense donc que je ne vais pas me ré-engager sur une autre grande épreuve de montagne tout de suite. J’avais pensé au trail Côte d’Azur-Mercantour en septembre mais la leçon de ce week-end, c’est que c’est sans doute un trop gros morceau, et je ne suis pas prêt à investir dans un entraînement suffisant pour ça. Mais il sera toujours temps de penser à la suite après quelques jours de repos.

Temps de passage:

  1. Champs Didier (km 18): 2:23’57 (1’31 d’arrêt)
  2. Vallouise (km 35): 4:42’36 (3’22 d’arrêt, pointé 12ème)
  3. Ratière (km 53): 7:59’11 (4’13 d’arrêt)
  4. Chambran (km 71): 11:16’35 (1’13 d’arrêt)
  5. Vallouise (km 78, arrivée): 12:03’48

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Aurélien Trail – Edition 2015

Samedi, mai 9th, 2015

Dimanche dernier, il y avait l’Aurélien Trail, à Saint-Maximin (43km/2300mD+).

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Pas dans un grand jour, je finis 32ème/203 partants, en 5h37’31 » (23ème en 5h17′ l’année dernière). J’ai peut-être manqué de fraîcheur mais aussi, l’année dernière, j’avais aussi fait d’autres courses avant (Trets, Cannes, la Sainte Victoire). Et puis, il y a ce problème de douleur sciatique qui continue à rôder (et qui explique l’absence de mise à jour de ce blog depuis un certain temps).

J’ai mal commencé en prenant une branche dans la tête en descente, qui m’a mise par terre et un peu sonné (oui j’aurais dû tourner la visière de ma casquette comme Yann dans la descente de la Vautubière ou alors, comme me l’a suggéré Fabienne, ressortir mon antique bandana rouge)… Il a aussi fait bien chaud : je finis complétement rincé, en m’offrant même le luxe de perdre 2 places dans les 500 derniers mètres (deux gars que j’avais doublé alors qu’ils se traînaient dans les dernières montées puis au ravito, et avec qui je pensais avoir fait le trou). La sciatique, par contre, ne m’a pas vraiment embêté.

Heureusement, ça reste une course à l’organisation impeccable et aux paysages magnifiques. Après l’arrivée, en plus de la compagnie de Fabienne et Thierry, j’ai pu aussi discuter quelques minutes avec mon compatriote Stéphane Brogniart, champion de trail Vosgien qui avait fait le déplacement pour le 28km. Bref, tout n’a pas été complétement perdu, loin de là.

 

La Saintélyon – 61ème édition

Mardi, décembre 9th, 2014

« Moi je dis que tu vas faire entre 7h05 et 7h10 ». C’est la prédiction de Thierry, frustré par mon refus répété de me fixer un quelconque objectif la veille de la course (je ne me donne jamais de plan de marche, pour un trail)…

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Flashback vendredi, après le travail. Embarqués dans la voiture : Fabienne, Thierry, leurs deux filles, plus un intrus (moi) et ses quelques kilos de matériel (dont une bonne partie inutile, bien sûr). On part la fleur au fusil pour affronter les 72km/1800mD+ de la Saintélyon 2014. Malheureusement, Fabienne a dû déclarer forfait pour cause de TFL récalcitrante. Elle m’a invité à dormir chez ses parents, à Sourbiers, en attendant le départ donné à 0h dans la nuit de samedi à dimanche. J’y ai été accueilli encore mieux qu’un roi. L’attente de la course se fera donc au chaud, à bavarder, à lire (entre autres, le livre des 60 ans de la Saintélyon : passionnant), à manger et à dormir… La belle vie. Du coup, inutile de dire que quitter la maison sous la pluie froide pour nous rendre au départ samedi soir a été particulièrement difficile…

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Mais allez, on part quand même. Thierry connaît bien la course. Mal placé au départ l’année dernière, il a beaucoup bouchonné et perdu du temps. On arrive donc avec une bonne marge sur l’horaire. Le chaos règne aux alentours du Zénith de Saint-Etienne : en plus du départ de la Saintélyon, les Verts jouent à domicile et il doit aussi y avoir un spectacle. On se gare donc comme on peut pour nous diriger, toujours sous cette petite pluie, vers le Parc des Expos où il y a déjà bien du monde. On reste un peu au chaud parmi les autres coureurs mais rapidement, on préfère se diriger vers la ligne. Et là, on voit… personne. Enfin, pas grand monde… En fait, on est carrément sur la ligne. Un peu intimidés, on choisit de reculer de quelques mètres pour pouvoir partir à une allure raisonnable. Il fait frais, mais pas trop (autour de 1-2°) et la pluie s’est presque arrêtée. J’ai l’impression d’avoir très froid, mais je suis sûr que c’est juste la petite nervosité du départ qui s’exprime. Et puis, de toute manière, il est trop tard pour vouloir changer de matériel. Alors, autant démarrer tout de suite et qu’on en finisse…

0h00, ça part. Fort. On a 5-6km presque plat sur route. Je me sens bien, avec les jambes en mode automatique autour de 4’15/km. Je me force à ne pas doubler P. Regnerie et S. Jackson, deux bons traileurs que Thierry connaît, et avec qui on a discuté pour faire passer le temps avant le départ. Comme tout semble rouler, je rentre rapidement dans ma bulle et je manque Fabienne et ses parents qui se trouvent sur le bord de la route à Sorbiers pour nous encourager…Le profil se durcit un peu ensuite, et la route laisse la place aux chemins (généralement larges). L’allure reste correcte. Je veille juste à ne jamais me mettre dans le rouge. Il fait assez frais, les chemins sont vraiment très boueux, mais pas gelés. Il y a quelques flocons de neige, du brouillard par endroit et des rafales de vent. Mais mon coupe-vent tout simple suffit à me maintenir à bonne température et de toute manière, on ne vient pas courir la Saintélyon pour ses conditions estivales… J’aime bien courir de nuit, et j’apprécie particulièrement la vue sur les lumières des villes et villages en contrebas des Monts du Lyonnais. Entre les 6000 inscrits sur le 72km solo et les relayeurs, on ne se retrouve jamais seul. Pour autant, je ne bouchonnerai à aucun moment.

Passage au premier ravitaillement (Saint-Christo, km 15) au bout de 1h17’06. Je ne m’arrête pas car on m’a prévenu qu’il y avait souvent énormément de monde à cet endroit. Le fait qu’il y ait peu de coureurs me fait penser que je suis plutôt bien placé (j’apprendrai ensuite que je suis 186ème). Le deuxième ravitaillement (Sainte-Catherine, km 27) arrive vite (2h26’00). Je m’arrête 1’25, le temps de recharger en eau. Je prête à peine attention aux passages de relais et je repars, toujours en mode économique (classé 209ème). Les conditions ne changent pas non plus : fraîcheur, humidité, vent, quelques flocons de neige et beaucoup de boue. Il faut faire attention où on met les pieds pour éviter cailloux et glissades mais mes chaussures légères accrochent parfaitement. Comme tout le monde, j’ai les pieds mouillés, mais pas de souci particulier. Le mieux à faire est donc de continuer… Au troisième ravitaillement, j’ai prévu de refaire mon bidon de boisson à base de poudre glucosée, ce qui prend un peu de temps. Je passerai donc 4’06 à Saint-Genoux (km 38), rejoint au bout de 3h40’33. Je suis classé 162ème. Les jambes se font plus lourdes mais je sais que la portion suivante est globalement descendante. Ravitaillement suivant : Soucieu (km 49) en 4h47’24, classé 127ème. Arrêt pendant 1’03 (recharge d’eau et de sirop : ça va plus vite que re-préparer la boisson glucosée, et je ne suis pas convaincu que c’est beaucoup moins bien). Avec les relayeurs, il est bien difficile de se situer dans la course mais je me suis quand même bien aperçu que je récupérais un bon nombre de participants à la course solo. Ça tourne toujours sans trop rechigner. Je me force à marcher le moins possible et pour ça, je commence à puiser dans les réserves. Peut-être trop à ce moment de la course. Pas évident de dissiper l’euphorie qui guette tout coureur au long court, et qui tend à lui faire croire que c’est « bientôt fini » un peu vite. La course est encore longue et la distance entre les marques « 5km » semble se dilater… Mais l’allure reste correcte (j’essaie de me maintenir autour de 10km/h en moyenne) et je continue à récupérer des gars et des filles qui paraissent marquer le pas (dont des relayeurs, d’ailleurs). Cinquième et dernier ravitaillement, Chaponost (km 60) au bout de 5h49’40. Classé 100ème (je l’ignore, à ce moment-là). Mais je commence à en avoir assez, moi aussi. Je m’attarde donc le moins possible (arrêt de 1’19). On voit Lyon en contrebas mais ça semble encore bien loin. 12km, 1h10… Pour passer sous les 7h, il faudrait donc que j’accélère légèrement. Ça me paraît faisable, si le parcours le permet. Malheureusement, le parcours ne le permettra pas. Les multiples côtes, souvent courtes mais usantes, affectent les jambes et le moral. Cette dernière portion paraît ne jamais devoir finir (mais je ne connais aucune course, quelle que soit la distance, qui échappe à cette règle). Je double encore quelques coureurs du solo, mais je me fais dépasser par au moins un autre. Sur les quais du Rhône, j’essaie de ne pas le laisser filer devant mais je n’ai plus les jambes pour m’accrocher vraiment. Je passerai donc la ligne quelques secondes derrière lui, classé 95ème/6000 inscrits/4938 arrivants (29ème V1M et juste devant la 3ème féminine). Affichés sur l’écran, je lis mon chrono et mon classement. Je sais que ces 7h06’23’’ me donnent la qualification « Saintélyon d’Or » mais ma petite satisfaction personnelle, c’est avant tout le top 100.

Après dissipation de l’habituelle envie de pleurer et la récupération du t-shirt, direction la douche et petit repas. Les jambes sont lourdes mais malgré les courbatures, je n’ai pas le moindre bobo (rien, pas même une ampoule pour prouver que j’ai couru…). Comme on me l’avait annoncé, c’est un parcours assez bien adapté à un mi-routard mi-traileur (ou ni routard-ni traileur, c’est selon…) comme moi. Rien de très technique (même le Bois d’Arfeuille qui m’a paru finalement beaucoup de bruit pour pas grand-chose). J’avais tout de même un peu sous-estimé la difficulté liée au terrain et aux petites bosses qui se succèdent sans cesse du début à la fin.

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En tout cas, j’ai bien compris pourquoi la Saintélyon était définitivement une grande classique. Que de chemin parcouru depuis les débuts où une poignée de cyclotouristes avaient décidé d’organiser une bonne marche pour ne pas trop s’empâter pendant les mois d’hiver… Ensuite, ça a été le temps des polémiques sur les faux-marcheurs vrais-coureurs de la fin des années 70, puis l’avènement de la pub et de la communication, le changement d’échelle… Et aujourd’hui, c’est 14000 traileurs, la plupart munis d’un équipement top-gun, qui viennent s’aligner entre Saint-Etienne et Lyon… Mais quelle que soit l’époque, pas de doute, crapahuter la nuit, ça restera toujours un sentiment unique.

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Marseille-Cassis – 36ème édition

Lundi, octobre 27th, 2014

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« – Ah ouais, t’habites en Provence ? T’as forcément déjà couru Marseille-Cassis, alors…

- Bof, moi tu sais, ces énormes raouts marketo-sportifs…

- Hein, quoi? Mais tu déconnes?! C’est *obligatoire* de courir Marseille-Cassis. Marseille-Cassis, c’est génial, mythique. Quand on a couru Marseille-Cassis, on peut mourir en paix. C’est l’aboutissement de toute une carrière de coureur… »

Bon, j’en rajoute peut-être un peu mais voilà, je n’entendrai plus ça : j’ai enfin réparé ce scandaleux impair et couru Marseille-Cassis hier. Juste de retour de déplacement pour le boulot, enrhumé, probablement un peu en lacune de séances de seuil sur terrain vallonné. Bêtement, je me suis mis en tête qu’il fallait que je parte à mon allure semi (~3’45-3’50/km), et le démarrage est trop rapide pour la forme du jour et le profil de la course. Résultat (?), je souffrirai tout le long de la côte de la Gineste avec l’impression de globalement perdre des places. Je manque de souffle et j’ai l’impression que mon coeur va exploser, malgré la vue superbe sur le cordon des coureurs en dessous de nous. S. Diagana, interviewé juste avant le départ, a déclaré partir pour un chrono entre 1h25′ et 1h30′ (son record est autour de 1h18′ sur cette course). Or, à environ 2km du col, il me double, l’air à l’aise. Petit coup au moral: serais-je en plus de 1h25’? Après avoir basculé dans la descente vers Cassis, j’arrive à relancer assez rapidement et je regagnerai beaucoup de places jusque l’arrivée. Je calcule même que passer sous les 1h21 est encore jouable, à condition de me maintenir entre 3’20-3’35/km. Mais les faux-plats et le raidard de la fin douchent l’espoir de compenser entièrement ma mauvaise montée. J’espère toutefois encore rejoindre S. Diagana mais je l’entends parler au micro quand je passe la ligne, classé 184ème/14422 arrivants en 1h21’25 (officiel) pour ces 20km (20.2km à mon GPS). Il a passé la ligne 40 secondes avant moi. Aujourd’hui, j’avais des jambes, mais pas les poumons pour les faire tourner.

J’ai bien aimé : le parcours magnifique, l’ambiance, les bénévoles, côtoyer quelques têtes médiatiquement connues depuis mon sas privilégié (C. Daunay, M. Baala, S. Diagana, C. Estrosi…).

Je n’ai pas aimé : parmi les célébrités, celles qui profitent de tout ce qui se présente pour se faire mousser (je n’ai pas envie de donner de détails, ce n’est pas un blog politique), le prix d’inscription, finir 40 secondes derrière S. Diagana… C’est vrai quoi, on n’est pas sur 400m/piste ici, il pourrait au moins nous respecter, nous autres diesels du dimanche! ;-) ).

Bon, en tout cas, ça s’est fait…

Trail de Volx

Dimanche, septembre 21st, 2014

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Première course sous mes nouvelles couleurs ce matin: le trail de Volx, 12km/400mD+ (11.64km / 407mD+ à ma montre GPS). Le parcours est nettement plus cassant qu’avant mais en serrant un peu les dents, on peut courir tout le long.  Je me suis trouvé durant presque toute la course à faire le yoyo avec P. Haudicot, coureur et entraîneur reconnu que j’avais battu à Corbières et Cadenet mais là, il finit 10 secondes devant moi. Bilan: 1er V1 en 52’49 (9ème scratch).
J’ai bien aimé: l’ambiance, le parcours en relances, monter sur le podium accompagné de ma fille Maureen. J’ai pas aimé: la descente à la fin, la grosse ampoule sous le pied, l’un des cadeaux dans mon panier: une perceuse. A croire que ma femme les avait briefé…

 

New colors

Dimanche, septembre 21st, 2014

Et voilà, j’ai finalement repris une licence et signé à l’EP Manosque. Je suis allé deux fois à l’entraînement collectif, et ça m’a bien plu. Et j’ai aussi (re)réalisé que faire une séance de VMA ou de seuil avec un ou deux autres gars, même sans forcément se tirer la bourre, ça force à courir plus vite… Du coup, j’ai revu des fréquences cardiaques que je ne voyais plus depuis un moment, pendant mes entraînements solitaires…

Bref, j’ai l’impression que la retraite va encore attendre un peu. A quoi ça tient…

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La Grande Traversée des Mélèzes du Mercantour – 13ème édition

Mardi, juillet 29th, 2014
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On prend les même et on recommence : Fabienne, Thierry et moi. On est arrivé ensemble samedi soir, et on a passé la nuit dans un hôtel à la décoration assez antique de Beauvezer. Comme prévu, le parcours de ce trail (46km/2750mD+) est absolument superbe et le soleil est de la partie. Je ne me sens pas dans un grand jour, mais rien de catastrophique non plus. Par contre, je m’attendais à ce que ce soit nettement plus technique (et plus raide, surtout) et j’ai pris mes bâtons. Rétrospectivement, je ne suis pas sûr qu’ils m’ont tant aidé que ça, même s’ils ne m’ont pas gêné (ils ne sont pour rien dans les deux bonnes gamelles que je prends, sans dommage).
Je termine à Allos classé 28ème/177 arrivants (196 partants, 11 disqualifiés (??), 8 abandons). Victime de petits soucis d’estomac, Thierry est juste derrière. Petit point négatif, j’ai eu l’impression de beaucoup bouchonner dans les singles lorsque on a retrouvé les concurrents du 28km. A noter aussi, David Martin, qui prépare Embrun, venait faire la course en mode rando (c’est lui qui nous l’a dit). Il termine 6ème au scratch… Ça promet…
P.S.: Trace Garmin (même si je me suis un peu emmêlé les pinceaux avec les boutons): http://connect.garmin.com/activity/550892829# 

Trail de Corbières – 4ème edition

Mardi, juillet 29th, 2014

Fabienne, Thierry et moi (ainsi que presque la moitié de Cadarache) étions présents pour ce petit de trail (12km/540mD+) organisé par Sylvain Buisson (triathlète, de Cadarache lui aussi). Le départ est à 21h30, au centre du village de Corbières. Frontale obligatoire. Je suis venu en voisin, et j’ai le plaisir de croiser plein de copains, de Cadarache et d’ailleurs.

Au coup de pistolet, ça part très fort et évidemment, Thierry s’éloigne rapidement devant ainsi que Laurent N. et Syriac B. Je rejoins Thierry dans un faux-plat montant puis il me redouble en descente, et on fera comme ça le yoyo jusqu’à l’arrivée. Alors qu’il avait creusé un bon petit écart dans la redescente finale sur single, et que j’avais presque renoncé à le garder en ligne de mire, je m’aperçois que ça termine sur piste roulante (toujours en descente), puis un peu de goudron. J’en profite donc pour repasser devant tout ce petit monde pour terminer 15ème/244 arrivants en 1h01’16’’, juste 4 secondes devant Thierry… Vraiment une course très sympa.